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Opendatasoft a séduit Indigo avec sa plate-forme de gestion des données de stationnement

Cas d'école C'est un pas vers la ville du futur. Le spécialiste du stationnement Indigo s'est rapproché d'Opendatasoft afin d'avoir un outil lui permettant de visualiser facilement l'ensemble des données relatives à l'utilisation de ses parcs.
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Opendatasoft a séduit Indigo avec sa plate-forme de gestion des données de stationnement
Opendatasoft a séduit Indigo avec sa plate-forme de gestion des données de stationnement © Twitter @GroupIndigo_

Indigo s'est donné comme objectif d'aider les collectivités dans "l'élaboration, la mise en œuvre et le contrôle des politiques de stationnement", annonce à L'Usine Digitale Marouane Abboudi, directeur adjoint des supports opérationnels d'Indigo. Cela n'est possible qu'en exploitant l'ensemble des données autour de cette problématique. C'est pourquoi Indigo s'est rapproché, il y a environ un an, d'Opendatasoft et de sa plate-forme de visualisation et de partage des données. Elle est actuellement utilisée sur une douzaine de villes clientes de l'entreprise.

 

Possible d'ajouter des données extérieures

Cette démarche a été rendue possible par l'évolution du contexte du stationnement payant, puisque les horodateurs sont désormais connectés et que les canaux de paiement mobile du monde du stationnement se développent de plus en plus. Ces données relatives au ticket virtuel de stationnement peuvent donc être couplées avec celles relatives à l'ensemble de la chaîne de contrôle : pré-contrôles de stationnement en voirie, contrôles effectués par des agents assermentés, émissions de forfaits post-stationnement (dans le cas où un usager n'a pas payé), contestations des amendes. L'ensemble de ces informations étant au préalable anonymisées.

 

Si besoin, la plate-forme d'Opendatasoft peut aussi contenir des informations provenant de capteurs et des données provenant de sources extérieures. "L'un de nos savoir-faire est d'offrir la possibilité de se connecter le plus aisément possible à des sources de données extérieures", abonde Jean-Marc Lazard, fondateur et CEO d'Opendatasoft. Concrètement, il est possible de coupler les informations avec des données tierces comme la météo, les nappes phréatiques ou encore le découpage socio-démographique de la population. Opendatasoft dispose même d'une équipe de chercheurs dédiée au recensement de bases de données publiques.

 

Des rapports réguliers et personnalisables

Opendatasoft s'est fixé comme objectif de "rendre la donnée accessible de manière la plus analytique possible que ce soit à travers un tableau de bord ou de manière brut via le téléchargement de fichiers ou des API", explique Jean-Marc Lazard. Indigo peut donc visualiser l'ensemble des données relatives au stationnement : les places de parking occupées, la durée du stationnement, les contrôles réalisés, etc. Le gestionnaire, qui reçoit des rapports réguliers et synthétiques, peut aussi choisir la façon dont les données lui sont présentées et paramétrer les rapports comme il le souhaite.

 

Les données présentées ici sont fictives et issues de la plate-forme de démonstration

 

Les données présentées ici sont fictives et issues de la plate-forme de démonstration

 

Cette plate-forme de gestion des données permet aussi à Indigo d'être force de propositions auprès des villes et de réaliser des simulations avec elles. Ces dernières se demandent régulièrement comment transformer un quartier ou réaliser une extension de voirie (quelle grille tarifaire, comment découper la zone, etc).

 

Une démarche open data

Un des autres avantages mis en avant par Opendatasoft et Indigo est la démarche open data : les villes accèdent aux mêmes données qu'Indigo, ce qui montre que l'opérateur est transparent. Les villes peuvent aussi choisir de partager un certain nombre d'informations auprès d'autres collectivités.

 

"Il faut voir la diffusion des données comme un ensemble de cercles concentriques, explique Jean-Marc Lazard. Nos clients ont la main sur les données et sur la diffusion de l'information ou non. Ils peuvent choisir de partager certaines données avec certains groupes de personnes (accès interne, auprès de partenaires, ouvert à tout le monde…)". Une démarche rendue possible par le fait qu'Opendatasoft ne commercialise pas des accès à sa plate-forme mais une quantité de données stockées.

 

Si tous les acteurs partagent leurs données, cela permet de regarder ce qui a déjà été fait par d'autres en termes de politiques de stationnement et voir ce qui marche ou non afin de trouver la solution la plus adaptée pour sa propre collectivité. Mais aujourd'hui, "les données relatives à la voirie ne sont pas en open data et seules les villes ont accès à leur propres données", ajoute Marouane Abboudi. De son côté, "Opendatasoft travaille actuellement sur des solutions permettant d'automatiser la connexion entre les données elles-mêmes et souhaite ajouter un peu d'intelligence pour faire des suggestions de corrélation", précise Jean-Marc Lazard. Cela pourrait permettre à ses clients de faire des rapprochements avec certains facteurs extérieurs, comme la météo, plus facilement.

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