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Optis veut entraîner l'intelligence artificielle des véhicules autonomes avec des données obtenues en réalité virtuelle

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Le spécialiste de la simulation de la lumière Optis s'adapte aux besoins du véhicule autonome. L'entreprise travaille sur la simulation des capteurs de ces véhicules (caméras, LIDAR, ultrasons...) pour mieux entraîner leurs réseaux de neurones avec des données provenant d'environnement virtuels.

Optis veut entraîner l'intelligence artificielle des véhicules autonomes avec des données obtenues en réalité virtuelle
Optis veut entraîner l'intelligence artificielle des véhicules autonomes avec des données obtenues en réalité virtuelle © Julien Bergounhoux

Le spécialiste de la réalité virtuelle Optis veut appliquer son expertise en matière de simulation aux nouveaux besoins générés par le véhicule autonome. L'entreprise a expliqué ses projets à L'Usine Digitale lors de la Driving Simulation Conference 2017, qui s'est tenue à Stuttgart du 6 au 8 septembre.

 

Historiquement spécialisé dans l'optique, Optis s'est rapidement tourné vers la simulation avec la création de Speos, un moteur de simulation offline et non temps réel qui s'intègre dans des logiciels CAO comme Catia. Il est capable de générer des scènes photoréalistes qui simulent très précisément l'interaction entre la lumière et la matière (et qui nécessitent parfois plusieurs jours de calcul). Depuis 2007, l'entreprise fait aussi du rendu temps réel. Elle intègre notamment sa technologie dans les simulateurs de conduite, pour lesquels les paramètres peuvent changer sans précalcul (heure du jour, sources de lumière, éclairage intérieur de l'habitacle...).

 

Simuler les capteurs des véhicules autonomes

Optis travaille aussi depuis quelques années sur la simulation d'optiques de voiture intelligents, capables de détecter les piétons ou les autres véhicules et d'adapter les zones d'illumination pour éviter de les éblouir sans que le conducteur n'ait à intervenir. Mais les recherches actuelles portent surtout sur le véhicule autonome, et plus précisément sur ses capteurs. "Nous travaillons sur les capteurs caméras, LIDAR, et ultrasons. Nous simulons l'électronique de la caméra ainsi que la conversion numérique pour reproduire le plus fidèlement possible les données générées en situation réelle", explique Nicolas Dalmasso, directeur de l'innovation chez Optis.

Optis en chiffres

 

Optis a été créée en 1989. L'entreprise compte aujourd'hui 250 employés répartis sur quatre sites de R&D (trois en France, un au Royaume-Uni). Elle a 8500 licences déployées dans le monde, principalement auprès des industriels de l'automobile, de l'aéronautique et de l'électronique (notamment pour les écrans de smartphones). Elle connaît aussi une belle croissance sur le marché de l'architecture, avec des clients comme Foster+Partners.

 

L'entreprise est notamment capable de simuler les effets de bruit et d'éblouissement qui peuvent impacter les capteurs. "Nous essayons de comprendre comment bien entraîner un réseau de neurones avec des données virtuelles", reprend Nicolas Dalmasso. L'objectif est de permettre aux clients d'utiliser des données provenant d'un environnement virtuel en lieu et place de données obtenus en milieu réel.

 

Plusieurs usages pour les casques de réalité virtuelle

A l'heure actuelle, les logiciels d'Optis sont principalement utilisés au sein des systèmes CAVE des industriels lors de revues de conception, mais les casques ont aussi leurs usages. "L'utilisation d'un CAVE coûte cher et il est difficile d'en bloquer un pendant plusieurs heures. Les casques permettent aux équipes de préparer les revues à l'avance et donc de réduire les coûts en passant beaucoup moins de temps dans les CAVE", indique le directeur de l'innovation.

 

Le constructeur Bentley s'en sert aussi pour les revues d'ergonomie, afin de rapidement valider l'accessibilité des composants. "Ils couplent le casque avec un Leap Motion ou un autre système de reconnaissance de mouvement", poursuit Nicolas Dalmasso. Les ingénieurs se rendent vite compte de potentiels problèmes d'échelle (taille du volant), d'accessibilité ou de visibilité des différents éléments du tableau de bord. Un troisième cas d'usage s'applique au marketing lors d'évènements.

 

Optis annonce une compatibilité avec StarVR

Optis proposait une démonstration avec un casque Oculus Rift lors de DSC 2017, mais l'entreprise recommande plutôt le casque professionnel StarVR à ses clients. StarVR a été mis au point par une équipe d'ingénieurs français travaillant pour l'éditeur suédois Starbreeze. Le casque est fabriqué par le constructeur taïwanais Acer, qui a investi significativement dans le projet. "Il y a une meilleure résolution, un plus grand champ de vision et moins de distortions visuelles que les casques grand publics". Optis annoncera publiquement cette semaine, lors d'un évènement en Chine, que l'ensemble de sa suite logicielle pour le rendu temps réel est désormais compatible avec StarVR.

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