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Oracle compte étendre son cloud mondial avec 12 sites de datacenters

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Pour accélérer son développement dans le cloud, le groupe informatique américain Oracle décide d’étendre son infrastructure avec 12 nouveaux sites de datacenters dans le monde, dont deux en Europe. Un effort qui vise à rattraper son retard sur Microsoft, Amazon Web Services ou encore Salesforce.

Oracle compte étendre son cloud mondial avec 12 sites de datacenters
Oracle compte étendre son cloud mondial avec 12 sites de datacenters © Brian Snyder

Oracle accélère dans le cloud computing. Le groupe informatique californien, numéro un mondial des bases de données et numéro deux du logiciel derrière Microsoft, lance un plan d’expansion de son infrastructure de datacenters qui prévoit l’ouverture de 12 nouveaux sites dans le monde. C’est ce que son codirecteur général Mark Hurd a annoncé à l’ouverture de son évènement Oracle CloudWorld, à New York, lundi 12 février 2018. Ni le montant de l’investissement ni le planning précis d’ouverture des nouveaux sites n’ont été dévoilés.

 

Volte-face vis-à-vis du cloud

Le groupe, fondé en 1977 par Larry Ellison, est présent dans les deux grands segments du cloud : celui du logiciel de la demande (SaaS pour Software as a service), terrain de jeu de Salesforce, et celui de l’infrastructure à la demande (IaaS pour infrastructure as a service et PaaS pour platform as a service), domaine de prédilection d’Amazon Web Services, le bras armé d’Amazon dans le cloud computing. Il s’appuie aujourd’hui sur une infrastructure qui comprend onze sites de datacenters dans le monde : cinq aux Etats-Unis, trois en Europe (Amsterdam aux Pays-Bas, Francfort en Allemagne et Slough au Royaume-Uni), un au Japon, un en Australie et un au Brésil. Le plan d’expansion prévoit de nouveaux sites aux Etats-Unis, au Canada, aux Pays-Bas, en Suisse, au Japon, en Chine, en Inde, en Corée du Sud, à Singapour et en Arabie saoudite.

Alors que Salesforce a ouvert la voie en 1999 dans le segment du logiciel à la demande et Amazon Web Services en 2006 dans celui de l’infrastructure à la demande, Oracle est venu tardivement sur ce nouveau marché. Larry Ellison a longtemps été opposé à ce modèle informatique, allant jusqu’à le qualifier de "non-sens". Mais il y a quelques années, il a fait volte-face pour devenir son plus grand défenseur avec le slogan de faire d’Oracle la "cloud company N°1" dans le monde.

 

Mieux que SAP

Pour le moment, il est loin, très loin de son objectif. Sur le dernier trimestre fiscal clos le 30 novembre 2017, Oracle affiche un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars dans le cloud, dont 1,1 milliard de dollars dans SaaS et 400 millions de dollars dans l’IaaS et le PaaS. Certes, il affiche une confortable croissance : +55% dans le SaaS grâce à son portefeuille fourni de logiciels, et +21% dans l’IaaS et le PaaS. Mais il reste trois fois petit que Microsoft ou Amazon Web Services, et deux fois plus petit que Salesforce ou IBM. Une consolation toutefois: il fait mieux que SAP, son grand rival dans les logiciels de gestion d’entreprise.

 

 

Infrastructure actuelle de datacenters du cloud d'Oracle

 

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