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Orange, maillot jaune de la 4G grâce à sa couverture parisienne

Dans la course à la 4G, Orange vient de frapper un grand coup. En couvrant tout Paris et une partie de sa banlieue, il double SFR et précède Bouygues Telecoms. Stéphane Richard en a profité pour rappeler son point de vue sur la mutualisation des réseaux.

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Orange, maillot jaune de la 4G grâce à sa couverture parisienne
Orange, maillot jaune de la 4G grâce à sa couverture parisienne © D.R. - Orange

Orange a lancé sa 4G, ce lundi 9 septembre, sur toute la capitale parisienne et 37 villes parmi les plus peuplées d’Ile-de-France, ainsi que dans 8 nouvelles villes de province (Besançon, Caen, Boulogne sur mer, Brest, Angouleme, Cavaillon, Aix-en-Provence et Tarbes). Fin septembre, il devrait couvrir 70 agglomérations, soit près de 500 villes. " Nous avions parlé de 30% de population couverte à fin 2013, rappelle Stéphane Richard, PDG d’Orange. En réalité, nous serons plus près des 40%. " Le numéro un français revendique près de 2 600 antennes activées (l’Agence nationale des fréquences, qui publiera les chiffres officiels dans la journée, devrait lui en attribuer 2 000). Nul doute que l’entreprise a poussé ses équipes pour arriver plus de 15 jours avant Bouygues Telecoms qui ouvrira ses antennes 1 800 MHz début octobre. Fin aout, SFR avait présenté une couverture d’une partie de la population de la capitale.

Et cette annonce est aussi pour Stéphane Richard, PDG d’Orange, le moyen de présenter son entreprise comme un leader européen. Même si, en matière de déploiement de la 4G, la France est loin derrière le Japon, la Corée du sud ou même la Chine, comme il le signale, l’opérateur estime qu’elle est désormais (comprendre, depuis le lancement de la 4G Orange, bien sûr !) en bonne place en Europe. Il place la France seulement derrière le Royaume-Uni. Rappelant au passage que c’est grâce à Everything Everywhere, la filiale locale d’Orange commune avec Deutsche Telekom, que le pays a pris une telle avance (plus d’un million d’abonnés actifs). Une expérience qui a d’ailleurs permis à Orange de s’essayer au déploiement de la 4G, et de constater par exemple que le revenu par abonné 4G était supérieur de 10% à celui des abonnés 3G. Une bonne nouvelle dans un contexte où les opérateurs télécoms sont à la recherche de la moindre source de revenu nouveau.

A quelques jours de l’annonce des propositions de la députée européenne Neelie Kroes pour le prochain paquet télécoms, Stéphane Richard rappelle aussi qu’il reste en faveur d’un retour à un nombre maximum de trois opérateurs par pays. En France, cela pourrait se traduir d’abord par la mutualisation des réseaux. Une disposition à laquelle Stéphane Richard se dit favorable depuis longtemps. Cet été, ce sont ses concurrents SFR et Bouygues Télécom ont entamé des négociations dans le but de partager une partie de leur réseau mobile. Ce qui fait dire au patron d’Orange que si cette alliance allait au bout, il ne lui resterait plus tellement de possibilité. Ce serait alors, comme sur la 3G, avec Free Mobile qu’il partagerait son infrastructure. Mais attention, Stéphane Richard ne compte pas partager la 4G, qu’il considère comme une position de force, tout de suite. " Je veux garder un avantage exclusif un certain temps sur la 4G. Je n’ai pas envie de partager cet effort que nous avons fait. Mais ensuite, nous serons attentifs. Je ne ferme pas cette porte. " Ce qui explique peut-être qu’à l’occasion des résultats d’Iliad, maison mère de Free, ses dirigeants aient estimé qu’ils n’avaient pas besoin de 4G avant Noël .

Emmanuelle Delsol

 

 

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