Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Orange teste la livraison de colis connectés avec la start-up LivingPackets

La start-up LivingPackets a mis au point un emballage connecté et réutilisable. Si la solution, baptisée The Box, a séduit Orange qui la teste actuellement pour les envois de ses Livebox, la jeune pousse nantaise vise d’autres secteurs. Les précisions de Stéphane Lerays, cofondateur de LivingPackets.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Orange teste la livraison de colis connectés avec la start-up LivingPackets
Orange teste la livraison de colis connectés avec la start-up LivingPackets © LivingPackets

Un emballage connecté et sécurisé, c’est ce que propose la start-up LivingPackets aux commerçants. Premier partenaire : Orange, qui teste actuellement en interne ce dispositif baptisé The Box, pour les envois de ses Livebox chez un partenaire chargé de les recycler, à Montauban (82). Principe : utiliser un conditionnement à forte valeur ajoutée technologique pour suivre à la trace et en direct la marchandise et identifier avec précision le moindre dysfonctionnement. "Il s’agit, dans le cas par exemple d’un colis ouvert, de savoir exactement à quel moment et à quel endroit cela s’est produit", précise Stéphane Lerays, cofondateur de LivingPackets avec Denis Mourrain. Des informations précieuses pour les professionnels et les particuliers, mais aussi pour les assurances en cas de litige.

 

Des colis connectés

Concrètement, la boîte est équipée de différentes technologies : une caméra, un appareil photo et différents capteurs, qui permettent à l'expéditeur de contrôler en temps réel le contenu transporté via des données de géolocalisation, température, humidité, chocs et contrôle d’ouverture. "Grâce à la présence de capteurs, on pourra définir pour chaque envoi les variables de livraison les plus pertinentes", poursuit Stéphane Lerays. L'emballage, qui peut être utilisé pour des contenus allant jusqu'à 5kg, est doté d'un écran digital. Il remplace l’étiquette classique indiquant les informations relatives à l’expéditeur et au destinataire. Pour les retours de produits, les clients n'ont qu'à appuyer sur le bouton dédié, améliorant ainsi "l’expérience d’achat en ligne des internautes qui pourront, grâce à un tel dispositif, avoir la possibilité de régler leurs commandes uniquement lors de la réception du colis", précise la jeune pousse.

 

Un coût de production rapidement amorti

Contrairement à ce que l’on pourrait supposer, The Box n’est pas destiné qu’aux produits coûteux, mais à tout type de marchandise répondant à un certain standard de taille (l'équivalent de deux boîtes de chaussures, le format le plus utilisé par les gros e-commerçants). Si la production de l’emballage a un coût 100 fois supérieur à un emballage classique, la jeune pousse indique que celui est amorti par la possibilité de réutiliser l’emballage.
 

Au-delà de la sécurisation de la marchandise, c’est un autre argument qui pourrait séduire les retailers, et qui fait la spécificité de The Box : les colis sont réutilisables. Idée : que les utilisateurs développent cet usage et remettent les colis en circulation, comme les Velib. Soit le particulier le conserve pour l’utiliser à nouveau pour un envoi, soit il le dépose chez un partenaire pour être remis en circulation. En tout, la boîte peut effectuer jusqu’à 1 000 trajets. "Lorsque la batterie passe en dessous d’un certain seuil (par exemple 10%), l’emballage revient en entrepôt, et nous pouvons procéder au recyclage des pièces", ajoute le co-fondateur de la start-up.

 

A terme, "The Box est destiné à remplacer les produits existants et à éliminer les déchets d’emballage dans le secteur de l’e-commerce", précise-t-on chez LivingPackets. En plus d'une réduction significative des déchets cartonnés et plastiques, The Box vise à permettre aux  aux entreprises de la logistique des services sans coût additionnel. "The Box est jusqu'à 10 fois moins cher qu’un emballage jetable utilisant des quantités de matériaux non respectueux de l'environnement", avance l’entreprise.

 

Une industrialisation de la production à l'été 2019

Fondée à Nantes en 2016, LivingPackets a travaillé deux ans sur la conception et le développement de son produit avant de le commercialiser. L’entreprise s’est fait connaître en 2018 par un dispositif permettant à des utilisateurs de ligne de train de livrer des colis contre une rémunération.

 

Le servce R&D est basée à Nantes, tandis que le service marketing a été développé à Berlin et Nuremberg, en Allemagne. Les colis sont conçus par des prestataires localisés en France. La première version opérationnelle sera disponible au printemps, pour une industrialisation de la production à l’été 2019. Orange, qui pourrait décider de déployer à plus grande échelle le dispositif, prévoit une seconde phase de test pour le mois d’avril qui aura vocation à transporter les fournitures internes à destination des employés du groupe.

 

La start-up a pour sa part une approche multisectorielle, qui lui permet de perfectionner la solution en imaginant les scenarii possibles et propres à chaque secteur. Les capteurs thermiques pourraient notamment être pertinents dans le cadre de la livraison de médicaments, mais aussi, on peut l'imaginer, pour des denrées alimentaires. 

 

Rendez-vous au SIdO 2019, un événement L’Usine Digitale !

 

Vous souhaitez connaître les dernières innovations en matière d’IoT, de robotique et d’IA, rencontrer les acteurs du secteur et assister à des démonstrations adaptées à votre business ? Rendez les 10 et 11 avril au Sido à Lyon. Inscrivez-vous dès maintenant

 

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale