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Orléans et Tours inaugurent leurs Totems dans deux friches industrielles

Les deux cités ligériennes ouvrent leurs incubateurs French Tech dans deux friches industrielles : une imprimerie à Tours et une usine pharmaceutique à Orléans. Blois en profite pour annoncer sa participation… Mais le fonds d’investissements se fait attendre.

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Orléans et Tours inaugurent leurs Totems dans deux friches industrielles
Mame, Bâtiment Totem de la French Tech à Tours. © dr

Les agglomérations de Tours et Orléans ont transformé deux friches industrielles pour y implanter leurs pépinières dédiées à leurs jeunes pousses numériques. Les deux lieux ont été inaugurés vendredi et ouverts au public une partie du week-end.

 

A Tours, l'ancien imprimeur Mame, qui a édité Balzac et la Bible, a été transfiguré. Il manque encore la climatisation sous ce toit en sheds reconstruit par Bernard Zehrfuss et Jean Prouvé après les bombardements de 1944. "Ce sera fait d'ici quelques mois, les appels d'offres sont en cours", assure Valérie Sécheret, directrice du développement économique de Tours Plus. En attendant, les entreprises paient des loyers à prix cassé.

Clin d'oeil à l'histoire récente : les startups et les élus ont conservé la dénomination d'ATP, pour Ateliers de transition professionnelle, dans l'espace réservée aux startups. C'est ici que Michelin avait accueilli les salariés licenciés de l'usine de Joué-lès-Tours pour organiser leur reconversion.

 

A Orléans, l'ancienne usine pharmaceutique Famar devait un temps être rasée pour devenir un Arena. Elle abrite désormais le Lab'O, soit 14000 mètres carrés, une surface équivalente à celle de Tours. Les deux accueillent des fablabs, des espaces de coworking et plusieurs sociétés financières et de services ont pris des bureaux pour accompagner cette "ébullition" numérique.

 

 

Blois, trait d'union                              

A Tours, une vingtaine d'entreprises sont en place, dont plusieurs startups qui ont pris des locaux au prix du marché de l'immobilier d'entreprise. C'est le cas d'une école d'édition numérique, Esten, et du Jardin imaginaire, un paysagiste virtuel en phase de levée de fonds par exemple. Le Lab'O orléanais compte une quarantaine d'entreprises, parmi lesquelles les biocosmétiques Nuoo et leur beauty box, les services de visioconférence par le cloud Ageonaa, ou encore l'école de codage informatique Wild code school.

 

Ces inaugurations, en présence des élus, ont été l'occasion de préciser que le périmètre French Tech Loire Valley s'élargissait à Blois et au département du Loir-et-Cher, qui fait le trait d'union entre les deux agglomérations.

 

En attendant le fonds d'investissement

En revanche, le fonds d'investissement annoncé l'an passé par les deux villes n'a pas été finalisé assez vite pour qu'il soit lancé ce week-end. "Ni Orléans, ni Tours ne sont des métropoles au sens du droit public. Elles n'ont pas la compétence pour investir directement dans des entreprises, ce qui nous a retardés. Le fonds sera donc porté par la région Centre Val de Loire", explique Thibault Coulon, élu à Tours Plus. "Le tour de table se poursuit", ajoute Olivier Carré, maire d'Orléans.

 

Outre les collectivités concernées, ce fonds public privé sera abondé par Groupama, Thelem, et le Crédit Agricole Centre Loire notamment. D'autres banques et caisses locales du Crédit Agricole ont renoncé. Les quelque 20 millions d'euros prévus cibleront les startups régionales en phase de déploiement, pour des tickets entre 200 000 et 500 000 euros, "plutôt pour du soutien au BFR (besoin en fonds de roulement), quand les premiers fonds propres sont cramés", illustre Olivier Carré, maire d'Orléans, qui exclut donc les phases précoces d'amorçage.

 

Et comme dans les friches, rien n'est jamais achevé. Les travaux se poursuivent sur les deux sites. 

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

1 commentaire

tuxun
15/07/2016 01h01 - tuxun

C'est bizarre cette coïncidence, quand même. Deux fablabs différents, dans deux départements différents, se retrouvant dans deux friches industrielles, gérés par les municipalités comme des accélérateurs de startups... Ou alors il y a une réelle volonté politique de toucher de l'argent publique tout en le transformant en argent privé, au détriment de la volonté des associations porteuses de projets d'éducation populaires liés au numérique. (A Tours la seul sub accordé le fut lors d'un accord d’emménagement) Thibault Coulon, 2014, directeur partenariat chez Sopra Group: "Notre alliance avec Microsoft permet d'apporter une forte valeur ajoutée à nos clients dans le cadre de leurs projets de transformation numérique. Les TechDays sont l'occasion d'en faire la démonstration, en proposant, in-situ et de visu, des cas d'usage associant les technologies Microsoft et le savoir-faire de Sopra Group." Thibault Coulon, 2016, chargé du développement économique à la ville de Tours depuis 2014, porteur du projet « Tours Tech », n’est pas loin de le penser : « Nous ne sommes pas un grand pôle, alors nous devons nous spécialiser et exceller dans ce que l’on fait, affirme-t-il. C’est la qualité de nos spécialités qui nous rendra compétitifs. » http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2016/06/05/Tours-n-est-pas-une-belle-endormie-2739835 http://www.boursier.com/actions/actualites/news/sopra-group-en-demonstration-aux-techdays-les-11-12-et-13-fevrier-a-paris-564562.html

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