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Pari réussi pour Txfy sur le marché des VTC en France ?

mis à jour le 04 mai 2018 à 15H15
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Lancée il y a six mois seulement dans l'Hexagone, la jeune pousse estonienne née en 2013 comptabilise déjà 600 000 utilisateurs pour 18 000 chauffeurs en France. Txfy a misé sur le bouche à oreille et les codes promotionnels pour s'implanter sur le marché ultra-concurrentiel des VTC parisiens.

Pari réussi pour Txfy sur le marché des VTC en France ?
Pari réussi pour Txfy sur le marché des VTC en France ? © pxhere.com/CC

Txfy, la dernière venue sur le marché ultra-concurrentiel des VTC à Paris, serait-elle déjà devenue le concurrent le plus sérieux pour Uber ? La start-up estonienne a fait ses premiers pas dans la capitale en octobre avant de proposer son service dans le bassin de Lyon/Grenoble/St-Etienne fin novembre. Après six mois, Txfy revendique déjà 600 000 utilisateurs en France dont 500 000 à Paris pour 18 000 chauffeurs dans tout l'Hexagone.

 

Une commission de 15%

Henri Capoul, directeur général de Txfy pour la France, se dit lui-même surpris par ce lancement : "Le nombre de courses réalisées se situe dix fois au-dessus de nos estimations". "La demande explose", ajoute-t-il. En comparaison, Chauffeur Privé, start-up fondée en 2011, revendique un million et demi d'utilisateurs pour 18 000 chauffeurs en France et Uber, lancé dans l'Hexagone en 2011, recense 2,7 millions d'utilisateurs en France pour 25 000 chauffeurs, ce dernier chiffre ayant légèrement baissé en janvier dernier suite à l'application de la loi Grandguillaume.

 

Loi Grandguillaume qui n'a pas du tout impacté Txfy. "Dès le départ nous avons choisi de n'ouvrir qu'aux VTC", affirme Henri Capoul. Un choix logique pour la start-up qui explique ne pas vouloir s'imposer dans les villes mais discuter avec les pouvoirs politiques en place. Henri Capoul ajoute que le "modèle différent et plus vertueux" proposé par Txfy a su séduire les chauffeurs. La start-up prend une commission de 15% sur les courses là où les autres entreprises du secteur touchent plutôt 25%. Et Txfy offre aussi des bonus en fonction du nombre de courses réalisées. "Dans un milieu qui fonctionne au bouche à oreille", comme se plait à le dire Henri Capoul, cela semble être une bonne stratégie à adopter.

 

Des codes promotionnels remplacent les publicités

Un modèle voulu par la start-up qui se retrouve aussi dans les choix sur ses dépenses. En arrivant sur Paris, un marché ultra-concurrentiel, Txfy n'a pas choisi de financer une très coûteuse campagne de publicité. L'entreprise a préféré mettre en place des codes promotionnels et proposer des courses à moins 50%. Plus globalement, la jeune pousse née en Estonie en 2013, "a trouvé un modèle pérenne", affirme Henri Capoul. Pour preuve, Txfy est rentable en Estonie, de quoi faire rêver d'autres entreprises du secteur…

 

"Le modèle en France peut aussi être rentable", ajoute-t-il. Mais aujourd'hui la start-up fait le choix de la croissance et des investissements. L'objectif affiché est de s'imposer en France comme l'un des leaders du VTC et se hisser à la deuxième place derrière Uber, si ce n'est pas déjà fait, pour s'y stabiliser. Txfy doit aussi finaliser une levée de fonds au courant de l'été.

 

Txfy veut rester indépendante

Si la jeune pousse est en recherche de financement, elle se dit suffisamment "grosse et solide" pour ne pas se faire racheter. Txfy veut rester indépendante. Henri Capoul balaie les accusations selon lesquelles la start-up serait devenue le bras armé de Didi en Europe. Si le géant chinois du VTC est entré à son capital lors d'une précédente levée de fonds, il a pris "une part du capital trop faible pour avoir le moindre pouvoir de décision", précise Henri Capoul. "Le but est de consolider notre position à Paris et d'aller dans d'autres grandes villes de France d'ici un an", détaille-t-il, en précisant avoir déjà des demandes de chauffeurs dans certaines villes…

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