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[Paris Blockchain Week Summit] Kaiko centralise les données des places de marchés et se fait une place dans les cryptomonnaies

La start-up parisienne Kaiko centralise les données des multiples places de marché dans le secteur des cryptomonnaies afin de les livrer en temps réel aux fonds d'investissement, start-up et chercheurs qui ne disposent pas des infrastructures nécessaires.

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Kaiko centralise les données des places de marchés et se fait une place dans le secteur des cryptomonnaies
[Paris Blockchain Week Summit] Kaiko centralise les données des places de marchés et se fait une place dans les cryptomonnaies © Talan

Encore un nouvel acteur dans le secteur des cryptomonnaies. La start-up parisienne Kaiko, spécialisée dans l’agrégation et la distribution de ces données, entend "faciliter la tâche des consommateurs de données de marché du secteur en leur fournissant une infrastructure adéquate", résume d’un trait Ambre Soubiran, sa dirigeante. Créée en 2014, "la société fournissait à ses débuts, de la donnée blockchain et de la donnée de marché. En 2016, nous nous sommes relancés pour nous concentrer exclusivement sur cette dernière", développe la responsable.

 

Il faut dire que ces données, qui représentent les prix et volumes liées à l’ensemble des transactions effectuées sur les places de marché, s’avèrent essentielles pour nombre d’acteurs. Fonds quantitatifs, start-up, universités et régulateurs… y ont aussi bien recours pour le backtesting, la recherche ou pour analyser la structure du marché des cryptomonnaies.

 

Une seule infrastructure pour centraliser toutes les informations en une seule plateforme

Or, si ces données sont mises à disposition publiquement par les places de marché, leur utilisation présente aujourd’hui bien des difficultés. "Il n’est pas aisé de se procurer une donnée fiable et directement exploitable, explique Anton Roudakov, directeur commercial chez Kaiko. L’augmentation de la valorisation des cryptomonnaies a eu pour effet d’accroître significativement les volumes échangés quotidiennement. Or, toutes les entreprises intéressées n’ont pas les infrastructures nécessaires pour supporter un tel flux. De plus, collecter ces données nécessite d’être connecté aux multiples places de marché qui renvoient chacune leurs informations dans des formats différents".

 

Positionnée entre les places de marchés et les consommateurs de données, Kaiko offre donc une infrastructure à même de centraliser et livrer toutes ces informations éparses sur une seule et même plateforme à ses clients. Connectée à plus d’une centaine d’exchanges, la société couvre aujourd’hui plus de 12 000 paires d’actifs. Elle s’appuie sur une base de données historique d’un volume de plusieurs tera-octets de données de marché, et collecte chaque jour environ 5 millions de nouvelles transactions qu’elle fournit en temps réel. "Nous sommes connectés à toutes les places de marché dont Kraken, Coinbase, Binance qui permettent d’acheter et de vendre des monnaies digitales. Nous récupérons les informations liées aux carnets d’ordre et aux transactions exécutées, nous les référençons, les normalisons avant de les redistribuer à nos clients", détaille Ambre Soubiran.

 

Trois méthodes de livraison de données

Pour livrer cette donnée, qu’elle vend selon un modèle SAAS, la start-up propose trois méthodes : "Le cloud à cloud est un moyen efficace pour délivrer de grosses quantités de données, mais il reste assez lent. On le recommande aux clients qui font du backtesting ou de la recherche, explique Anton Roudakov. Les autres peuvent se brancher directement sur notre API pour recevoir la donnée avec un délai de quelques secondes. Ou passer par le websocket, un protocole qui permet de fournir la donnée normalisée instantanément". Afin d’éviter tout accident, la start-up, qui collecte et stocke les données sur une infrastructure dans le cloud, les réplique sur différents clusters situés en Europe et aux Etats-unis.

 

Aujourd’hui, la fintech, qui travaille surtout avec des clients américains, mais aussi européens et asiatiques, souhaite accentuer sa visibilité. Composée de 12 membres, dont 9 développeurs, elle entend développer sa force commerciale et envisage d’ouvrir un bureau à New-York ou Singapour.

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