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Paylib a-t-il les moyens de concurrencer PayPal en France ?

BNP Paribas, la Société Générale et La Banque postale ont lancé en grande pompe, le 24 septembre, leur nouvelle solution de paiement en ligne lors du salon E-commerce Paris 2013. Leur volonté ? Créer un standard en France et grapiller les parts de marché du géant américain PayPal.
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Paylib a-t-il les moyens de concurrencer PayPal en France ?
Paylib a-t-il les moyens de concurrencer PayPal en France ? © D.R.

C’est la marotte du e-commerce. Régulièrement,  banques, opérateurs télécoms, spécialistes des moyens de paiement et autres géants de l’internet lancent leur solution de paiement en ligne. Toutes les options sont bonnes pour s’arroger une part de ce gâteau qui grossit chaque année un peu plus.

Ils se lancent parfois seul (comme le Crédit agricole avec Kwixo en 2011), souvent à plusieurs (comme Orange, Bouygues Telecom et SFR avec Buyster en 2012). Aucune recette ne semble faire plus mouche qu’une autre.  

Miser sur la simplicité et la sécurité

Le 24 septembre, à l’occasion du salon du E-commerce (jusqu’au 26 septembre à Paris-Porte de Versailles), de nouveaux acteurs se sont jetés à l’eau : le trio de banques BNP Paribas- Société Générale-La Banque postale a officiellement lancé Paylib, une nouvelle solution de paiement en ligne pour ses porteurs français.

Si les initiateurs de cette nouvelle solution réfutent la comparaison avec le leader du marché PayPal, l’objectif n’en est pas moins ambitieux. "Notre volonté est de créer un standard", reconnaît Sandrine Giroux, responsable commerciale "nouveaux moyens de paiement" chez BNP Paribas.

Pour y arriver, le trio met en avant ses deux forces : son vivier de clients potentiels (23 millions de porteurs et 35 % des cartes bancaires à eux trois en France) et la sécurité de sa solution. Avec comme clé de voûte l’absence de saisie des données carte par le porteur à la souscription et lors de ses achats en ligne. "La progression des ventes en ligne continue mais un nombre encore conséquent de porteurs ne veulent pas payer sur internet parce qu’ils ont cette frilosité de devoir saisir leurs données carte", assure-t-on chez BNP Paribas. Là se situe le vrai "plus" de Paylib.

Le paiement sur mobile, nerf de la guerre

L'américain PayPal a une longueur d’avance sur tous ses nouveaux concurrents. Avec 5 millions de comptes actifs en France, la solution rachetée en 2002 par eBay s’est taillé la part du lion en pariant sur l’explosion de la vente en ligne avant tout le monde.

Si sur l’internet dit "de bureau", PayPal n’a pas à être impressionné, la guerre va se jouer sur le mobile. Le m-commerce en est encore à ses débuts, et offre des perspectives de croissance démesurées. C’est d’ailleurs l’un des axes de développement privilégié par PayPal, qui investit pour développer les technologies qui accompagneront ce basculement généralisé vers le mobile. "On pousse les commerçants à aller sur le mobile car c’est là où notre business modèle prend tout son sens", confie Olivier Binet, directeur Innovation et Business Développement chez PayPal France.

Paylib l’a bien compris en intégrant dès son lancement une application mobile.

Elodie Vallerey, à Paris-Porte de Versailles

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