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Pegasus : Les téléphones de plusieurs journalistes portent bien des traces du logiciel espion

Vu ailleurs L'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication, avec l'appui de l'Anssi, a décortiqué les téléphones d'un journaliste de la chaîne France 24 et de deux journalistes de Mediapart. Ils portent tous des traces du logiciel espion Pegasus commercialisé par la société israélienne NSO Group.
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Pegasus : Les téléphones de plusieurs journalistes portent bien des traces du logiciel espion
Pegasus : Les téléphones de plusieurs journalistes portent bien des traces du logiciel espion © Andrea Natali/Unsplash

Trois téléphones, appartenant à un journaliste de la chaîne France 24 et à deux journalistes de Mediapart Lénaïg Bredoux et Edwy Plenel, portent bien des traces du logiciel espion Pegasus commercialisé par l'entreprise israélienne NSO Group. Pour rappel, les journalistes victimes de ce logiciel accusent les autorités marocaines qui réfutent ces propos et ont lancé des procédures en diffamation contre ces médias. 

Une enquête en cours
Ce sont les résultats des premières investigations menées par l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), avec l'appui de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), révélés par Mediapart, Le Monde et la cellule d'investigation de Radio France

L'appareil appartenant au journaliste de France 24, dont le numéro de téléphone figure dans la liste répertoriant des cibles potentielles de NSO Group, a fait l'objet d'au moins "une phase de repérage préalable" en vue d'une éventuelle attaque, écrit Le Monde dans son article. Du côté des deux journalistes de Mediapart, la conclusion est la suivante : les modalités, les dates et la durée de l'infection concordent bien avec les conclusions du Security Lab d'Amnesty International, à l'origine des révélations dans l'affaire Pegasus. 

De nombreux téléphones touchés
Le logiciel Pegasus aurait également touché les téléphones appartenant à de nombreuses personnalités politiques, telles qu'Emmanuel Macron, Franck Paris, son conseiller Afrique, ainsi qu'Alexandre Benalla, son ancien chef de sécurité. Mais également presque la totalité des ministres composant le gouvernement français en 2019 ont été ciblés ainsi que Robert Ménard, le maire de Béziers, le député insoumis Adrien Quattenens, l’ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot, l’ex ministre de François Hollande Myriam El Khomri... 

A ce sujet, plusieurs téléphones de membres de l'actuel exécutif ont été analysés. Mais l'Elysée ne souhaite pas communiquer sur cette affaire et les ministres concernés ont également refusé de répondre aux sollicitations des journalistes. Ni les enquêteurs ni le Parquet de Paris n'ont infirmé ou confirmé ces informations. 

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