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PIQ s'associe au CEA pour tirer encore plus d'intelligence de ses capteurs pour sportifs

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La start-up PIQ, qui a créé un tracker d'activité multi-sports, signe un partenariat de quatre ans avec le CEA Tech. Objectif : développer les capacités des capteurs PIQ grâce notamment au deep learning et au crowdsourcing.

PIQ s'associe au CEA pour tirer encore plus d'intelligence de ses capteurs pour sportifs
PIQ s'associe au CEA pour tirer encore plus d'intelligence de ses capteurs pour sportifs © Piq

Ne dites plus "objets connectés" mais "objets intelligents". Depuis quelques temps déjà, la connectivité ajoutée à un objet ne fait pas tout. Il faut en extraire des données pertinentes pour l'utilisateur. C'est la proposition de valeur portée par la start-up PIQ, spécialiste de l'analyse du mouvement des sportifs, qui a mis l'IA au cœur de son projet. Grâce à la combinaison capteur / intelligence artificielle, elle permet de faire remonter des infos sur les "winnings factors", les points forts à travailler pour progresser. PIQ a conçu un seul capteur qui peut s'adapter à une vingtaine de sports. Quatre premières déclinaisons ont été commercialisées en partenariat avec Rossignol (ski), Babolat (tennis), Mobitee (golf), North Kiteboarding (kitesurf). Une nouvelle sera présentée au prochain CES, en janvier 2017.


La start-up s'appuie pour cela sur deux briques technologiques conçues en interne : le PIQ robot, un ensemble de capteurs qui s'apparente à un nano-ordinateur, et la plate-forme Gaia, son IA d'interprétation du geste des sportifs. Plus d'une cinquantaine d'ingénieurs (sur un total de 67 employés) planchent sur l'amélioration des algorithmes d'analyse des mouvements, reconnus parmi les plus performants du marché.

 

S'appuyer sur la puissance du cea

Pour aller encore plus loin, PIQ s'associe au CEA Tech, qui disposait de partenariats similaires avec des pépites comme Sigfox et des start-up internes comme ISKN. Le contrat stratégique porte sur quatre ans. PIQ pourra ainsi avoir accès aux technologies développées par les trois instituts du CEA Tech, en particulier le CEA-Leti, spécialisé dans les micro et nano-technologies et basé à Grenoble. "Le CEA est reconnu au niveau mondial pour son travail sur la fusion des données issues de capteurs multiples", explique Cédric Mangaud, fondateur de PIQ. "Cela va nous permettre d'aller encore plus loin dans l'intelligence artificielle appliquée au sport".

 

PIQ collabore depuis l'été avec le CEA sur plusieurs sujets. Le premier est un système d'auto-calibration des capteurs, pour leur permettre de rester précis au fil du temps. "Cette fonction sera rapidement intégrée à nos produits", indique Cédric Mangaud.


La start-up et l'organisme de recherche technologique vont aussi plancher sur le sujet majeur des fusions de données. "L'idée n'est pas de récolter davantage de données brutes, nous en récupérons déjà beaucoup, mais de les fusionner entre elles pour les rendre intelligibles et en extraire des informations toujours plus intéressantes pour nos utilisateurs", résume le fondateur. Les données issues du magnétomètre, des accéléromètres et du gyroscope pourraient être associées à des data de localisation (intérieure ou extérieure) ou d'environnement (température) pour fournir encore plus d'insights aux sportifs. "C'est ce que l'on appelle le context awareness, la capacité de mixer de multiples informations, comme les signaux lumineux et sonores", explique Pierre-Damien Berger, Directeur Business Development au CEA. "A terme, on pourra aussi capturer les émotions".

 

Toujours plus loin dans l'intelligence ajoutée

Deux autres champs d'exploration sont aussi ouverts : le data crowdsourcing (l'exploitation des données de dizaines de milliers d'utilisateurs pour améliorer les algorithmes d'analyse du mouvement) et le deep learning. "Gaia, notre IA, devra à l'avenir être capable de trouver elle-même des clés d'analyse pertinentes, et non piocher parmi celles proposées sport par sport", explique Cédric Mangaud. 


Toutes ces innovations devraient permettre à PIQ de garder son avance technologique dans le domaine de la capture de mouvements. Voire de se protéger plus efficacement de ceux qui voudraient copier ses idées, notamment en Amérique du Nord. "Avec le CEA, nous serons plus forts pour nous défendre, notamment aux Etats-Unis, explique Cédric Mangaud. On a besoin d'un grand frère plus costaud que nous pour nous protéger". Les brevets, le CEA connaît bien : il est l'organisme de recherche français en ayant le plus déposé en 2015.

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