Pixyl lève 2,2 millions d'euros pour automatiser l'analyse des IRM grâce à l'intelligence artificielle

Spin-off de l'Inserm et de l'Inria, Pixyl a développé une suite logicielle pour détecter les pathologies neurologiques les plus courantes grâce à l'intelligence artificielle et ainsi faciliter le travail des radiologues. La jeune pousse située près de Grenoble vient de lever 2,2 millions d'euros pour accélérer la commercialisation de sa solution en Europe. Elle espère également conquérir le marché américain.

 

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Pixyl lève 2,2 millions d'euros pour automatiser l'analyse des IRM grâce à l'intelligence artificielle

La start-up française Pixyl, spécialisée dans l'IA appliquée à l'imagerie médicale, vient de lever 2,2 millions d'euros, rapporte FrenchWeb dans un article publié le 29 avril. Le tour de table a été mené par Elaia, Bpifrance et Holnest. 32 radiologues et cliniciens, en tant que business angels, y ont également participé.

Accélérer la commercialisation
Grâce à ces nouveaux fonds, la jeune pousse implantée à La Tronche près de Grenoble souhaite accélérer la commercialisation de sa solution en Europe. Elle ambitionne également de conquérir le marché américain grâce à une autorisation de la Federal and Drug Administration (FDA), l'agence en charge de réguler les denrées alimentaires, les médicaments et les dispositifs médicaux.

Pixyl a été fondé en 2015 par une équipe de chercheurs de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) et de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Il commercialise "Pixyl.Neuro", une suite logicielle proposant un portefeuille de biomarqueurs en imagerie cérébrale pour améliorer la recherche clinique pour les pathologies les plus courantes. Ayant reçu le marquage CE, ce logiciel peut être exploité dans toute l'Union européenne.

Repérer des biomarqueurs
Grâce à un système d'apprentissage automatique, "Pixyl.Neuro" est capable de repérer les zones "lésées" sur les images issues d'imagerie par résonance magnétique (IRM). Il fonctionne sur les pathologies suivantes : la sclérose en plaques, les maladies neurodégénératives, les accidents vasculaires cérébraux et les traumatismes crâniens.

Une fois les lésions cérébrales détectées, le logiciel fournit un rapport qui compile les biomarqueurs. Les radiologues, des neurologues et des anesthésistes-réanimateurs pourront utiliser ces informations en routine clinique mais également à des fins de recherche médicale.

L'apport de l'intelligence artificielle dans le secteur médical n'est plus à démontrer, en particulier dans la radiologie. De nombreuses start-up françaises sont spécialisées dans ce domaine. En avril dernier, c'est la société Imageens a levé 1,2 million d'euros. Spin-off de l'AP-HP et de Sorbonne Université, elle a développé deux solutions spécialisées dans l'IA appliquée à l'imagerie médicale. ArtFun+ permet d'anticiper la survenance d'une pathologie cardiovasculaire et Label offre un système de classifications d'images.

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