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Plus besoin d'un humain pour assurer la sécurité des véhicules autonomes aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, les véhicules autonomes ont désormais leurs propres règles de sécurité. Il n'est plus nécessaire d'équiper ces véhicules d'un siège pour le conducteur, de pédales ni de volant, ou de demander une exception à la NHTSA pour les faire circuler. Mais ils doivent offrir les mêmes niveaux de protection que les véhicules à conduite humaine.
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Plus besoin d'un humain pour assurer la sécurité des véhicules autonomes aux Etats-Unis
Cruise, la filiale de General Motors, planche sur un véhicule autonome sans pédale ni volant. © Cruise

Le régulateur américain met en place de nouvelles règles concernant la sécurité des véhicules autonomes. Il n'est plus nécessaire pour les constructeurs d'équiper les véhicules autonomes de commandes de conduite manuelle, rapporte la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) le jeudi 10 mars 2022. Jusqu'à présent, il était compliqué de déployer un véhicule autonome sans pédale ni volant en raison des règles de sécurité en vigueur qui supposent que le conducteur en ait le contrôle.

Un même niveau de protection
"Alors que le conducteur passe d'une personne à une machine dans les véhicules équipés de système de conduite autonome, la nécessité d'assurer la sécurité des humains reste la même et doit être prise en compte dès le début, affirme Steven Cliff, administrateur adjoint de la NHTSA. Avec cette règle, nous veillons à ce que les fabricants accordent la priorité à la sécurité."

La NHTSA met à jour les normes en matière de sécurité des occupants pour tenir compte des véhicules qui ne disposent pas des commandes manuelles traditionnelles associées à un conducteur humain (siège, pédale, volant) car ils sont entièrement automatisés. Mais les véhicules dotés d'un système de conduite autonome doivent fournir le même niveau de protection que les véhicules actuels.

A noter que les véhicules autonomes de livraison, comme celui conçu par Nuro, sont exclus de ces règles car ils ne sont pas destinés à transporter des passagers. Pour ce qui concerne le transport de passagers, Cruise, la filiale de General Motors, planche sur le développement et le déploiement d'une navette autonome sans pédale ni volant. En France, des entreprises comme Navya et EasyMile ont également mis au point des navettes autonomes. D'autres acteurs du secteur se concentrent sur le déploiement de services de robots taxis en équipant des véhicules standards de leur technologie de conduite autonome.

Suivre les déploiements
La NHTSA s'est engagée dans une révision des réglementations en vigueur pour tenir compte des avancées technologiques dans l'automobile et suit de près les tests et les déploiements de véhicules autonomes. L'agence assure avoir une approche en matière de technologies automobiles avancées qui donne la priorité à la sécurité dans plusieurs domaines, notamment la collecte et l'analyse de données, la recherche, les facteurs humains, l'élaboration de règles et leur application. Par exemple, tout accident impliquant un véhicule autonome doit être signalé à l'agence américaine. Cela lui permet de les recenser et d'identifier d'éventuelles tendances dans des défauts qui pourraient émerger.

Les pays s'adaptent au fur et à mesure à l'arrivée de ces véhicules. En France, une nouvelle réglementation émise en juillet dernier repense la responsabilité pénale lorsque des systèmes avancés d'aide à la conduite (ADAS) homologués sont utilisés.

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