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[Podcast] Data Guru : Siddhartha Chatterjee, Head of Data & Analytics d’Aéroport de Paris

Podcast Il y a des femmes et des hommes qui innovent ou transforment leur organisation grâce à la data. Ils font un métier jeune, parfois mal compris, à la croisée du business, de la statistique et de l’informatique. Sébastien Garcin, CEO de YZR, les appelle les "data gurus". Au travers d'un podcast dont nous vous offrons ici une retranscription, il les fait parler de leurs parcours, de leurs projets et de leurs retours d’expérience. Aujourd’hui, il reçoit Siddhartha Chatterjee, Head of Data & Analytics d’Aéroport de Paris.
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[Podcast] Data Guru : Siddhartha Chatterjee, Head of Data & Analytics d’Aéroport de Paris
[Podcast] Data Guru : Siddhartha Chatterjee, Head of Data & Analytics d’Aéroport de Paris

Sébastien Garcin : Bonjour Siddhartha !

Siddhartha Chatterjee : Bonjour Seb ! Ça va ?

Sébastien : Ça va très bien. Alors Siddhartha, en fait, ça fait assez longtemps qu’on se connaît. Je t’ai rencontré quand on était chez Publicis, je ne sais pas si tu te souviens ?

Siddhartha : Oui oui !

Sébastien : Je t’avais demandé de comptabiliser, par scrapping, si on retrouvait souvent le mot "accident" proche du mot "vélo". Est-ce que tu te souviens de ça ?

Siddhartha : Oui oui très bien, c’était un super projet !

Sébastien : Oui, c’était un projet pour AXA.

Siddhartha : Exactement hehehe.

Sébastien : Donc, ça fait longtemps que tu travailles autour de la data ; quel est ton parcours ?

Siddhartha : Mon parcours est assez varié parce que j’ai commencé avec un parcours informatique, c’est à dire que j’ai fait une école d’ingénieur en informatique. A l’époque, je ne connaissais pas la data mais j’ai eu la chance de faire un master européen, en 2010, qui était orienté sur la data. A l’époque ca ne s’appelait pas Big Data ou Intelligence Artificielle, c’était du « data mining and knowledge management ». Donc, quand je suis rentré en master, j’ai appris pas mal de choses, et j’ai surtout compris le reach du métier. J’ai compris que c’était à la fois lié à l’informatique, avec un aspect business très fort et applicatif.

Ensuite, j’ai fait un stage chez Technicolor, qui est l’entreprise qui travaille sur le post-production de films. Il y a donc plein de films Holywoodiens dans lesquels on voit que l’image est fournie par Technicolor. À l’époque, il avaient créé un département qui faisait l’analyse des réseaux sociaux, pour évaluer l’impact des films, avant même leurs sorties. Ce département était donc en charge de récupérer toutes les data sur internet, les forums et les réseaux sociaux. Moi, on m’a demandé de travailler un algorithme qui permettait de traiter toutes ces données, puis évaluer l’impact. C’était un projet très intéressant !

Après, j’ai eu la chance de travailler chez Ogilvy. Là, on m’a dit que le projet que j’avais fait chez Technicolor, c’était vachement utile pour le monde de la publicité et du marketing digital, parce qu’on est sûr d’évaluer l’impact de nos campagnes publicitaires ou de nos actions marketings. Et, en plus de ça, on s’intéresse beaucoup à tout ce que les consommateurs font, pensent, disent, etc… C’est donc comme ça que j’ai basculé du cinéma vers la publicité et le marketing digital. Et finalement, je suis arrivé chez Publicis, et on s’est rencontrés, et on a fait ce fameux projet.

Sébastien : Ok ! Alors, je sais qu’aujourd’hui tu es chez Aéroports de Paris. Avant que tu nous en dises plus sur ton rôle chez Aéroports de Paris, je voudrais que tu nous dises rapidement quelques mots sur ce que c’est qu’Aéroports de Paris, dans combien de pays vous opérez, l’organisation de cette entreprise qu’on ne connait pas toujours.

Siddhartha : Bien sûr. J’y travaille depuis un peu plus de 4 ans. Avant j’étais chez Publicis, ensuite j’ai été recruté chez ADP. C’est une entreprise qui est très connue en France, en revanche les gens pensent souvent que ce sont les gestionnaires des aéroports parisiens comme Charles de Gaulle et Orly. C’est tout à fait le cas, on gère les trois aéroports, CDG, Orly et le Bourget. Mais en même temps, ADP a aussi un business à l’international où on aide à construire et gérer les aéroports dans d’autres pays.

Du coup, on gère des aéroports en Inde, en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord et du Sud. Donc on va soit fournir des prestations pour construire ces aéroports, soit répondre aux questions des gens sur place, sur la stratégie des aéroports. C’est pour ça qu’il y a quelques années, ADP a lancé deux marques. Une première qui s’appelle Paris Aéroports, qui est la marque dédiée aux passagers, avec un tagline qui est “ Paris vous aime”.

Cette marque unifie nos différentes plateformes parisiennes (CDG ou Orly). La deuxième marque s’appelle Groupe AdP, qui est la marque corporate qui va travailler la stratégie corporate, notamment à l’international pour vraiment rentrer dans le business des aéroports à l’etranger et aider pour optimiser et gérer ses aéroports à travers le monde. C’est donc ça la particularité d’AdP.

Sébastien : Ok. Et alors ton rôle, dans cette organisation ?

Siddhartha : Du coup, moi je travaille à la direction client qui est en charge de la stratégie client. Mon rôle, en tant que Head of Data & Analytics c’est de construire une équipe de data scientists et de travailler avec tous les autres business units type les business units qui taff sur le retail des aéroports, la stratégie digitale, la stratégie expérience client, et également tous les sujets autour de la satisfaction client et la fluidité opérationnelle.

Mon job en fait, c’est de chercher des opportunités pour aider nos métiers à créer des services de valeur pour nos passagers, mais en même temps trouver des opportunités pour optimiser et créer de l’efficacité dans les processus, mais également des opportunités pour aller chercher des revenus additionnels. Pour faire ce job, je travaille à la fois avec mon équipe de data scientists, mais je travaille aussi beaucoup avec notre département d’IT qui est en charge de toute la partie infrastructure technologique, pour nous aider à pouvoir gérer de grosses volumétries de données et ensuite traiter ces données afin de créer des services qui vont apporter de la valeur à nos clients.

Sébastien : D’accord. Tu parlais de volumétrie, est ce que tu pourrais nous donner une idée de la quantité de passagers qui passent dans les aéroports qui sont dans la gestion d’AdP ?

Siddhartha : Alors, c’est une bonne question parce que le trafic subit beaucoup d’évolutions en ce moment avec la crise Covid… Mais je peux te donner des chiffres de 2019. En 2019, il y avait à peu près 105 millions de passagers qui sont passés par nos aéroports parisiens. Et à travers le monde, c’était entre 250 millions et 300 millions de passagers, sur tous nos aéroports. Du coup, pour les datas, il y a une grosse partie des passagers qui nous laisse des traces ou des données, et ensuite il y a également des données qui viennent de tous les systèmes opérationnels aéroportuaires, qui nous permettent de collecter beaucoup de datas. Donc globalement, on a une volumétrie qui est très importante, entre 105 et 110 millions de passagers.

Sébastien : D’accord. Donc toi, ton rôle est très focalisé sur la partie client, si j’ai bien compris ?

Siddhartha : Oui. En fait, mon rôle est très lié à la Direction Client, qui est en charge de travailler tous les axes qui nous permettent d’apporter de la valeur à nos clients. Et l’avantage de cette mission, c’est qu’on touche à peu près tous les métiers aéroportuaires, même opérationnels. Car on ne peut pas aider ou fournir des services à nos clients, sans avoir travaillé le parcours des passagers de A à Z, y compris les procédés opérationnels. On va aussi beaucoup travailler avec des unités opérationnelles, quand on voit qu’il y a des améliorations ou des optimisations à amener sur toutes les étapes des parcours de nos passagers.

Sébastien : D’accord. Est ce que tu peux nous donner quelques exemples de projets ?

Siddhartha : Oui bien sûr ! Je vous ai parlé tout à l’heure du digital, des transformations digitales. A propos des transformations digitales, nous avons beaucoup de projets qui sont liés à la fourniture de l’information en temps réel à nos passagers ou non clients, y compris les compagnies aériennes. Pour ça, on a des projets de mise en place de différents applicatifs digitaux soit sur le web, ou dans les espaces physiques (dans les aéroports) parce que, aujourd’hui, la demande des passagers et des clients, c’est vraiment de pouvoir anticiper leur voyage. Et, pour anticiper leur voyage, ils ont besoin d’informations précises, fiables, en temps réel. Du coup, ça nous demande de trier beaucoup d’applications, y compris des applications avec des données qui circulent, qui viennent chez nous. Il font donc s’assurer que ces données sont bien captées et centralisées.

Ensuite nous avons le deuxième axe des projets, qui est lié au business du retail. Là, on travaille tout un tas de programmes e-commerce et des market place pour pouvoir proposer l’ensemble de l’offre retail d’AdP sur le digital. Il y a à la fois un sujet de gestion de données, pour pouvoir bien gérer les données de commerce et les transactions qui vont circuler. Mais en même temps, il y a aussi des axes de personnalisation, il faut personnaliser l’expérience pour le client, avec évidemment des approches data, mais aussi des outils de personnalisation.

Le troisième axe, qui est la partie insight client, ou la satisfaction passager, ou il faut qu’on améliore notre connaissance autour de nos passagers et des clients. Pour ça, on va chercher des informations sur les réseaux sociaux, ou via les différents sondages ou les questionnaires qu’on envoie à nos clients. Et, une fois qu’on a toutes ces informations, on arrive à comprendre les problèmes des clients, pour déclencher d’autres projets qui nous permettent de créer des services qui répondent à ces problématiques.

Sébastien : Tu es dans une des industries les plus impactées par la crise, donc j’imagine que ton rôle est un peu réinventé car il n’y a pas les mêmes enjeux qu’il y a un an?

Siddhartha : Tout à fait, c’est vrai. Et pour ça je vais vous donner une idée de l’industrie de l’aviation ou de l’aéronautique, qui était dans une trajectoire de croissance depuis plus de 40 ans. Tous les 15 ans le trafic aérien doublait, donc toutes les industries (soit les aéroports, compagnies aériennes ou producteurs d’avions) ont été structurées pour soutenir cette trajectoire de croissance. Donc tout ce qu’on faisait, c’était pour la croissance. Avec le Covid, la situation a changé, parce que aujourd’hui le travel est impacté par la crise. On a pas le même niveau de croissance ou le même volume de passagers et du coup le rôle n’a pas tout à fait changé mais il est plus focalisé pour avoir un mindset qui est très "ROI-iste".

C’est le côté économique qui est très important en ce moment. En plus on est aussi en train de chercher ce qu’on peut faire pour relancer le marché du voyage. Pour le relancer, il faut regarder tous les dispositifs sanitaires. Aujourd’hui le monde a peur, et il faut le rassurer en communiquant des bonnes informations. Il y a des travaux dans les aéroports pour mettre en place des centres de dépistage. Tout le processus aéroportuaire a été revu pour respecter les règles sanitaires (distanciation sociale, test, etc) donc l’un des objectifs c'est vraiment de pouvoir communiquer cette information à nos passagers pour leur redonner confiance.

En plus de ça, on donne des informations très précises à nos passagers par rapport à ce qu’ils peuvent faire ou non. On observe aussi que depuis la crise il y a vraiment beaucoup de clients qui nous sollicitent par rapport à des questions sur leur voyage. Ils appellent sur le centre d’appels ou envoient des mails. Là, on est en train de regarder dans quelles mesures on peut utiliser la data et l’IA pour être très très réactifs, les informer et répondre à leurs problématiques. Il faut leur redonner confiance et fournir toutes les informations qui leur permettent de se protéger, et de pouvoir voyager à nouveau. Nous sommes optimistes qu’avec le vaccin il y aura bientôt un retour à la normale.

Sébastien : Ok. Quand tu décrivais ton parcours, j’ai compris que tu avais une formation dans l’informatique et justement je voudrais te poser une question sur ton rôle. A quel point cette notion d’expertise technologique est elle importante ? Et, est ce qu’on pourrait tenir le rôle que tu tiens sans cette expertise ?

Siddhartha : Pour répondre à cette question, il ne faut pas rester fixé sur la technologie ou le business. C’est une des raisons pour lesquelles je fais ce métier. Même si j’adore la technologie, je n’aime pas faire que ça. J’aime bien le côté créatif ou business. C’est l’avantage d’un métier dans la data, comme le mien. On a cet aspect créativité, et le business qui est très important. La technologie vient renforcer toutes les idées et les concepts qu’on met en place avec la data. Mais, en même temps c’est important d’avoir une bonne connaissance des systèmes de technologie, ou de pouvoir travailler avec, car ça te permet de connaître tout ce qui est faisable ou non, donc tu ne perds pas de temps. En plus de ça, tu peux aussi être en proposition de valeurs pour embarquer certaines technologies que les gens ne connaissent pas.

Pour moi, la partie la plus importante c’est la connaissance de tout ce qu’on peut faire avec la data, et comment on peut l’utiliser pour atteindre les objectifs fixés par l’entreprise, et pour être sûr de ce qu’on peut faire. Si on a une connaissance avancée de la tech, ça nous aide. Être un expert en technologie n’est pas indispensable, en revanche être passionné ou très intéressé, c’est mieux, sinon on ne maîtrise pas toute une partie qui nous permet de faire ce qu’on veut. C’est très bien d’avoir des idées, mais si on ne sait pas comment les faire, ça bloque.

Le métier de data analytic est à la croisée de 3 choses. La première chose, c’est le business, la deuxième c’est la tech, et la troisième ce sont les statistiques et les maths. Donc il faut avoir la capacité d’orchestrer ces 3 domaines. Sur la partie maths, selon moi, on a pas besoin d’avoir un niveau d’expert mais il faut être data driven, avoir le sens des chiffres, savoir détecter des patterns. Pas toujours des algorithmes de machine learning pour pouvoir détecter un pattern mathématique. Il ne faut pas avoir peur des chiffres, et il faut avoir la sensibilité de pouvoir jouer avec, de bien les comprendre, d’être précis et de pouvoir raconter des histoires à partir des chiffres, c’est très important.

Mais tu n’es pas obligé d’être un mathématicien pour être un bon responsable data. Après, il y a des gens qui ont des expertises distribuées sur ces 3 métiers donc il y a des gens qui sont très forts en business, et un peu moins forts sur la partie informatique et technologique. Il y a des gens qui sont plus forts en maths et moins en tech’, ce n’est pas grave. L’important c’est la sensibilité et la passion pour les chiffres, et pouvoir raconter des histoires avec. Pour moi ça suffit. Tu peux toujours recruter des gens beaucoup plus forts que toi à ce sujet, qui vont t’aider à aller plus loin sur cette partie.

Sébastien : D’accord. Tu parles souvent de raconter des histoires, c’est que j’ai l’habitude d'appeler l’évangélisation. Ça te prend du temps d'évangéliser tes collègues/patrons ? Comment tu t’organises par rapport à ça ?

Siddhartha : Quand je dis raconter des histoires, je parle aussi de story telling. C’est à dire que les chiffres ou les datas en eux mêmes n’ont pas de valeur, elles ont de la valeur au moment où on commence à faire du storytelling à partir de ces chiffres. Donc c’est ça que j’entend par raconter des histoires. Une fois que tu les as construites, à partir des données, il faut pouvoir les raconter au plus grand nombre de gens.

Donc là, l'évangélisation est très importante mais il faut être très pratique, car souvent les équipes data ne peuvent pas raconter les histoires auprès des milliers de collaborateurs de l’entreprise. C’est là que c’est important de créer des groupes et communautés qui doivent être très hybrides, pour ne pas mettre que des experts de la data ou de la tech. Il faut des gens assez variés, pour s’appuyer sur ces communautés, pour évangéliser, et pour mettre les gens au courant de tout ce qu’on peut faire avec ce métier.

Sébastien : Quelles sont tes difficultés au quotidien ? Contre qui et quoi tu dois te battres pour avoir ce dont tu as besoin ? Aide nous à comprendre tes challenges.

Siddharta : Les challenges, il y en a beaucoup. La plupart des responsables de la data  ont les mêmes types de problématiques. La première c’est de se positionner, comme c’est un nouveau métier, tout le monde ne le comprend/connait pas. Ce n’est pas comme l’IT ou le digital qui existent depuis plusieurs décennies. Même si maintenant la data est beaucoup plus avancée qu’avant, il y a vraiment un manque d'awareness. Il faut donc se positionner : comprendre son rôle vis à vis des autres et quand on a compris, il faut l’expliquer aux autres, pour que le gens comprennent vraiment pourquoi toi et tes équipes sont dans l’entreprise, et les avantages que tu apportes vis à vis des autres département ou équipes qui existent et qui faisaient le boulot d’habitude.

En fait la data c‘est devenu un buzz word depuis quelques années, mais ce n’est pas vraiment un nouveau métier. Aujourd’hui, l’avantage c’est d’aller plus loin car on a des outils et tech qui traitent des volumétries plus importantes qu’avant. On peut aussi traiter ces données de façon plus intelligente, renforcer des choses que des gens faisaient avec des approches plus traditionnelles. Donc c’est important, et c’est pas facile de communiquer ça à tout le monde. Il ne faut pas donner l’impression que nous ne sommes là que pour questionner des gens et les challenger, ou augmenter le travail qu’ils faisaient déjà.

Parce que si tu dis que tu vas créer de l’efficacité, mais qu’en fait tu doubles leur boulot c’est pas très intéressant. Il faut créer un équilibre, être modeste et humble sur ce qu’on peut faire. Il faut être humble car c’est possible que nos idées/projets ne marchent pas. Il ne faut jamais dire que ça ne peut pas arriver. Ensuite, il faut avoir ce mindset serviciel. C’est à dire qu'on n'est pas un business unit, on est au service des autres. Les personnes dans l’équipe doivent avoir le mindset de toujours proposer de l’aide. Il faut être en capacité de former et d’aider les gens à monter en compétence, et ça demande une implication très importante. Parce que tu n’es pas seulement en train de faire de la data.

Là, je parle surtout des datas scientists, qui aiment bien travailler sur les algo et les programmations, mais là on leur demande aussi d’aider les clients, de les former. Le challenge qui est très important c’est le challenge du ROI. Parce que dans les métiers de la data, il ne se génère pas souvent un ROI direct. Il est souvent traduit par le gain en productivité/efficacité/temps. Parfois, tu peux aussi avoir des ROI directs qui se traduisent par le chiffre d'affaires. C’est rare. C’est un challenge car pour convaincre ton management, d’investir sur ton métier, il faut être très clair sur cette partie. Il faut pouvoir bien expliquer que ça demande la mobilisation du plus grand nombre de personnes. C’est très important parce que si tu ne fais pas ça, tu n’as pas d'investissements sur ton métier et tu ne pourras pas aller aussi loin que tu le veux. On a pas mal travaillé sur ces aspects, donc voila, ce sont tous les challenges !

Sebastien : Ok, c’est très intéressant ! Je vais te poser une dernière question : est ce que tu aimes ton métier ?

Siddhartha : Moi j’aime beaucoup mon métier. Je suis passionné car ça me permet de faire plein de choses. Donc si je reprends tout ce que je viens de te dire par rapport aux challenges et aux opportunités, ça veut dire que sur ce métier, tu ne fais pas que de la technique ou que du business. Comme c’est à la croisée de plusieurs métiers, il y a plusieurs opportunités et plusieurs défis, et ça permet d’apprendre beaucoup de choses. Ensuite, comme le métier a un potentiel très important, tu peux générer des impacts très importants. C’est pour ces raisons, et surtout parce que c’est proche de ma personnalité. J’aime faire plein de choses, et le métier de data analytics permet de faire ça !

Sébastien : Merci beaucoup d’avoir partagé ton expérience avec nous, c’était très intéressant ! On espère aussi que le trafic va reprendre et qu'on pourra voyager.

Siddhartha : Merci beaucoup Sébastien pour l’invitation et à bientôt !



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