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Portraits de ceux qui mènent la transformation digitale de la Maif

Pour réaliser la transformation numérique d’une entreprise, une stratégie claire, un directeur général (Pascal Demurger) très engagé, un CDO (Romain Liberge) expérimenté… ne peuvent rien sans leur appui. Eux, ce sont ces hommes et femmes à la tête des principaux chantiers de transformation. Sans eux et elles, impossible de faire évoluer les systèmes d’information et d’embarquer équipes et sociétaires. Portraits et mission de quatre de ces pivots qui font le numérique à la Maif.

mis à jour le 15 juin 2016 à 14H26
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Nelly Brossard, directrice Marketing et Internet

 Arrivée en janvier 2016 à la Maif pour piloter le service Marketing et Internet, Nelly Brossard n’est pas néophyte dans le secteur de l’assurance et des start-up. "J’ai commencé en 1995 dans une start-up dédiée aux paiements sécurisés, avant de me tourner vers l’assurance", explique Nelly Brossard, qui a continué sa carrière un pied dans le digitale, un pied dans l’assurance. Forte de son expérience chez Groupama, où elle dirige le service marketing et distribution de 2014 à 2015, Nelly Brossard rejoint la Maif pour accompagner la transformation digitale du groupe. "La Maif est engagée dans une transformation forte mais naturelle. C’est une phase intéressante. Il y a tout à inventer, quand on est marketter on ne peut pas rêver mieux ", s’enthousiasme la directrice Marketing et Internet de l’assureur.

 

Objets connectés, économie collaborative, parcours client omnicanal, le digital apparait comme un véritable terrain de jeux pour Nelly Brossard.  Selon elle,  nouveaux usages riment avec nouvelles offres assurantielles. "Nous développons des offres adaptées aux usages, par exemple notre offre 4+2 permet de basculer en un clic de l’assurance auto vers l’assurance moto. Les assurances saisonnières sont plus rigides".

 

Les nouveaux usages sont aussi ceux lié de l’économie collaborative, une des axes stratégique de la Maif. Location de véhicule entre particulier, crowdlending, Airbnb… autant d’opportunités pour  développer de nouveaux produits assurantiels ou développer de nouveaux services. "On travaille avec l’écosystème de l’économie collaborative pour intégrer les services développées par les start-up dans nos offres". Plusieurs partenariats ont été signés avec des start-up telles que Traveler Car, Koolicar, Zenpark…  "Nous sommes tous acteurs de la transformation digitale", conclut Nelly Brossard. 

 

Thierry Champeroux, directeur du programme DATA

Pivot de la transformation digitale, Thierry Champeroux travaille depuis 11 ans à la Maif où il dirige actuellement le programme Data. "Nous expérimentons six axes de la transformation digitale, notamment sur les objets connectés avec l’offre Maif and Go. En 2017, nous nous intéresserons à l’habitat connecté", détaille le monsieur Data de l’assureur, à la tête d’une équipe de 80 personnes.

 

Selon lui, la maîtrise des données est un enjeu clé de la transformation digitale de la Maif, car elle permet d’optimiser le parcours client, d’orchestrer la collaboration entre les différents services du groupe et de se préparer à l’entrée en vigueur de la réglementation européenne DSP2 en janvier 2018. "On travaille sur le self-data pour offrir aux sociétaires un service de portabilité des données, cela s’inscrit dans la droite ligne de DSP2. Nous analysons aussi les parcours clients multicanaux afin de les remettre dans leur contexte et de personnaliser les flux pour orienter le sociétaires vers le bon conseiller", témoigne Thierry Champeroux.

 

Mais ce n’est pas tout. L’intelligence artificielle intéresse particulièrement la  Maif, qui compte tester la technologie pour gagner en productivité et exploiter au mieux le big data. "Aujourd’hui il reste à en définir les usages, et c’est par l’expérimentation que nous comptons le faire"

 

Sandra Minault, responsable de l’Académie digitale

Sandra Minault a été recrutée en septembre 2015 pour piloter l’Académie digitale, structure lancée en septembre 2015 sous l’impulsion de la DRH pour accompagner les collaborateurs de la Maif dans la transformation du groupe. "On s’est focalisé sur les Mooc, Cooc (cours en ligne destinés à l’entreprise, ndlr) et Spoc (Small private online course) pour faire monter en compétence les collaborateurs", explique Sandra Minault, responsable de projets RH à la Maif.

 

Venue du monde du coaching et de l’entrepreneuriat, Sandra Minault s’est spécialisée dans l’accompagnement et le développement professionnel en 2010 en passant la certification HEC Executive Coaching. Sa mission au sein de la Maif : accompagner le changement de paradigme. "Les Mooc et Spoc sont des modules basés sur le rapid learning. Au fil des retours, nous améliorons ces outils de formation. On voulait vraiment un apprentissage basé sur les usages".

 

Nicolas Siegler, directeur des systèmes d’information

Nicolas Siegler a rejoint la Maif en 2012 comme directeur général adjoint et directeur des systèmes d’information. "J’ai en charge la coordination de la transformation digitale", précise Nicolas Siegler. Après 10 ans de conseil aux entreprises, trois ans passés chez un éditeur de logiciel de "supply chain" et 9 ans à la DSI du groupe EDF où il a piloté un programme de transformation, Nicolas Siegler a été attiré par le défi posé par la Maif. "Je suis venu à la Maif pour la culture de l’entreprise mais aussi parce que se profilait ce programme de transformation digitale", confie le DSI, avant de continuer : "au moment où le plan stratégique a été lancé, nous avions déjà entrepris la rénovation du SI.  J’ai mis en place un laboratoire d’incubation digitale. Le but est de faire entrer le digital dans la DSI".

 

La Maif se donne jusqu’en 2018 pour se préparer à la révolution numérique. "Un des freins est la capacité de tous les collaborateurs à entrer dans une logique digitale. Il faut du temps pour faire le lien entre les pratiques du digital qu’ils ont dans la sphère privée, et leurs pratiques professionnelles. On fait en sorte que chacun puisse trouver sa place et être utile au moment où la révolution digitale sera là. Nous apprenons donc à travailler de manière agile", témoigne Nicolas Siegler.

 

Fort de son expérience, le DSI identifié les points de rupture : "à mon sens, avant la blockchain, ce sont les voitures et objets connectés qui vont transformer le marché de l’assurance. La Blockchain est encore trop immature". L’assureur a déjà développé une offre basée sur la voiture connectée : Maif and Go.        

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