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Pour contrer Mastercard et Visa, 16 banques veulent lancer un système de paiement européen d'ici 2022

Vu ailleurs 16 banques européens veulent créer un nouveau système de paiement baptisé European Payments Initiative. L'objectif est de concurrencer les géants américains Visa et Mastercard. Le lancement est prévu pour 2022, avec un coût estimé à plusieurs milliards d'euros.
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Pour contrer Mastercard et Visa, 16 banques veulent lancer un système de paiement européen d'ici 2022
Pour contrer Mastercard et Visa, 16 banques veulent lancer un système de paiement européen d'ici 2022 © Mauro Sbicego-Unsplash

Se passer de Mastercard et Visa en Europe. Voici le but de 16 banques européennes, dont six françaises, qui ont annoncé le 2 juillet le lancement d'ici 2022 d'une solution de paiement unifiée, rapporte Reuters. Parmi les acteurs signataires, on trouve BNP Paribas, Société Générale, Crédit Mutuel, Crédit Agricole, BPCE, Deutsche Bank, UniCredit et BBVA. Avec un coût estimé à plusieurs milliards d'euros, ce futur mécanisme vise au moins 60% des paiements électroniques en Europe à terme.

Créer un standard paneuropéen
Le projet, baptisé European Payments Initiative (EPI), vise à créer un standard paneuropéen destiné à traiter les paiements par carte, prélèvement et mobile. "L'objectif d'EPI est d'offrir une solution de paiement numérique qui peut être utilisée partout en Europe et de remplacer le paysage fragmenté qui existe encore actuellement", ont déclaré les banques.

"La grande innovation ce sera de permettre de régler quelqu'un partout en Europe, sept jours sur sept, de manière instantanée avec par exemple le numéro de téléphone portable du bénéficiaire", a expliqué Thierry Laborde, directeur général adjoint du groupe BNP Paribas, à Capital. "Ce système vise à renforcer l'Europe, à la rendre plus indépendante et plus robuste !", poursuit-il.
 

Concurrencer Mastercard et Visa
La décision a été saluée par la Banque centrale européenne (BCE), qui plaide depuis plusieurs années pour une solution sectorielle capable de concurrencer les traditionnels géants américains. L'institution estime que la dépendance envers des acteurs non européens pour les deux tiers des paiements crée un risque que le marché des paiements ne soit pas en mesure de soutenir le marché unique de l'UE et l'euro.

Dans les prochaines semaines, Bruxelles doit créer une société intérimaire chargée de lancer les travaux de mise en œuvre pour "parvenir à la meilleure expérience utilisateur possible". L'entrée dans la phase d'expérimentation est prévue pour 2022. En attendant, les 16 banques appellent les autres prestataires de services à se joindre à elles.

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