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Pour contrer Uber, l'appli de réservation de taxis eCab s'allie au leader allemand du secteur

La start-up interne du groupe G7 eCab multiplie les partenariats avec des sociétés de taxis dans le monde entier pour rendre son application de réservation incontournable. Elle vient de signer un accord commercial avec la société allemande Taxi Berlin, qui édite l'application taxi.eu, qui va lui permettre d'ajouter des milliers de taxis à son offre.
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Pour contrer Uber, l'appli de réservation de taxis eCab s'allie au leader allemand du secteur
Stephan Muller, directeur des opérations de Taxi Berlin, et Laurent Kennel, directeur général d'eCab. © eCab

Plutôt que se faire la guerre, les concurrents eCab, start-up interne du groupe G7, et taxi.eu, édité par Taxi Berlin, ont choisi de jouer à fond la carte de la complémentarité. eCab pourra donc ajouter les milliers de taxis référencés par taxi.eu dans son offre et ce dernier bénéficiera de la même façon des accords signés par le Français. Sur les quelques marchés où les deux acteurs sont présents, comme la Belgique et les Pays-Bas, le choix se fera au cas par cas.

 

Ils s'épargnent une bataille inutile et coûteuse, un choix avisé face à un géant aussi puissant qu'Uber. Taxi.eu est leader en Allemagne, Autriche, et se développe en Suisse. Le Français est bien placé en France, en Irlande, et au Canada mais aussi au Moyen-Orient. Ensemble, les deux applications vont pouvoir intégrer 100 000 taxis dans 10 pays et une centaine de villes.

 

expansion internationale

eCab ne compte pas s'arrêter là et veut ajouter de nouveaux pays et toujours plus de villes à son tableau de chasse dans les prochains mois, pour devenir une référence mondiale de la réservation de taxis. "On a des projets aux Etats-Unis et en Asie, qui pourraient aboutir fin 2016 ou 2017, révèle Laurent Kennel, directeur général d'eCab. L'urgence est de densifier notre présence en Europe d'ici la fin de l'année pour être présent partout."

 

Le consortium ne souhaite pas forcément être exhaustif et signer des accords avec toutes les sociétés de taxis du monde. "Dans chaque ville, notre approche est d'identifier le bon partenaire qui va nous nous permettre d'avoir une masse critique permettant de répondre à la demande, tout en maitrisant le niveau de qualité recherché. Cet aspect est une priorité, pour gommer les mauvaises expériences qui ont pu avoir cours dans le taxi", explique le patron d'eCab. Selon les villes, la start-up peut signer des accords avec un ou plusieurs acteurs locaux.

 

accélérer la transformation digitale des taxis

L'application dit ainsi contribuer à la transformation (pas seulement digitale) du secteur des taxis. "On est là pour fournir à l'industrie du taxi des outils et des bonnes pratiques pour regagner de la compétitivité", explique Laurent Kennel. Les utilisateurs d'eCab peuvent par exemple noter la prestation des chauffeurs, comme dans les applis de VTC. Ce qui pousse les taxis à s'améliorer.

 

"Au tout début de l'aventure, en 2014, les chauffeurs de taxis avaient une mauvaise compréhension de ce qui était en train de se passer. Ils pensaient que le smartphone était juste un nouveau canal de commandes, se souvient le dirigeant. La violence de la transformation du secteur a amené une vraie prise de conscience : ils voient bien que c'est la nature même de leur métier qui a changé. Nous essayons de prouver que la transformation digitale, c'est avant tout un outil pour reconstruire l'expérience autour du client. Cela refait de la profession de taxi un vrai métier de service, qui garde de solides atouts pour lutter face aux VTC."

 

Le segment des taxis a donc de l'avenir, estime son disrupteur interne : "Plus que jamais, il y a un besoin de confiance et de mobilité. Ceux qui prennent conscience que le service est la clé et que la technologie est leur allié s'en sortiront".

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