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Pour électrifier l'Afrique... Orange s'allie avec Engie

Les deux français vont déployer ensemble en Afrique des dispositifs d’alimentation électrique pour les consommateurs et pour les infrastructures. Un moyen pour Orange d’accroître encore son déploiement et pour Engie de renforcer sa stratégie africaine.
mis à jour le 02 décembre 2015 à 09H19
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Pour électrifier l'Afrique... Orange s'allie avec Engie
Pour électrifier l'Afrique... Orange s'allie avec Engie © Georges Gobet/AFP

Orange et Engie ont signé un partenariat destiné à apporter de l’énergie à certains pays d’Afrique. En s’appuyant sur la combinaison de leurs solutions, les deux entreprises veulent équiper les habitants qui n’ont pas accès au réseau électrique, ou qui ont accès à un réseau de mauvaise qualité.

 

"Les solutions technologiques pourront être individuelles ou plutôt de l’ordre du mini réseau, précise François Lefèvre, coordinateur du projet chez Orange, et en charge du programme digital utility destiné à positionner Orange dans la chaine de valeur de l’énergie. Cela peut être un petit panneau photovoltaïque d’une demi mètre carré sur le toit d’une maison qui alimente 4 lampes, une radio, une télévision basse consommation et recharge un mobile. Ou une unité de production photovoltaïque plus importante, mais partagée, pour distribuer l’énergie à un ensemble d’habitats de proximité. En fonction de la localisation, de l’ensoleillement, de la présence d’équipements télécoms, on s’orientera vers l’un ou l’autre."

 

L’alimentation des consommateurs mais aussi des infrastructures

En parallèle, Orange et Engie travailleront aussi à optimiser l’alimentation des infrastructures d'Orange, tours mais aussi datacenters. "Bien sûr, nous avons une expérience plus longue sur cet aspect, précise François Lefèvre. Mais nous avons une très grosse consommation d’énergie, en croissance, et très dispersée géographiquement. Nous devons constamment optimiser, diversifier et sécuriser nos sources d’alimentation." Une démarche déjà engagée puisqu’environ 10% du parc (2500 tours) est alimenté en énergie solaire. "Une station de base ainsi alimentée, c’est environ 13000 litres de fuel annuel économisé, soit 35 tonnes de CO2."

 

"Techniquement, dans le cadre de ce partenariat, sur tout ce qui est électrique, on va s’appuyer sur les services existants d’Engie, même s’il n’est pas impossible qu’on achète des technologies ou des entreprises si jamais il manque des éléments, ajoute François Lefèvre. Mais ce que nous apporterons c’est la capacité à facturer, notre réseau de transmission pour le monitoring, notre capacité de distribution, notre marque et nos clients." Orange compte 115 millions de cartes SIM clientes dans les 19 pays d’Afrique où il est présent.

 

La facturation et les compteurs intelligents, made in Orange

Du côté du paiement et de la supervision de réseau, c’est Orange qui apporte ses offres. A commencer par l’inévitable Orange Money, système de paiement mobile déployé par l’opérateur en Afrique (plus de 35% des transactions en Afrique de l’Ouest, selon l’opérateur).

 

La facture énergétique pourra ainsi passer par celle de l’opérateur. Mais Orange travaille aussi depuis cet été sur des compteurs intelligents, justement pour des entreprises de l’énergie. "Aujourd’hui, les solutions décentralisées de comptage intelligent sont encore limitées. C’est le positionnement d’Orange, à destinations des opérateurs d’énergie," précise François Lefèvre.

 

Le Sénégal, puis le Cameroun

Orange et Engie ont commencé à travailler sur différentes options désormais ouvertes. "Nous allons les tester en 2016 et passer à l’échelle en 2017." Le Sénégal a été le premier pays à manifester son intérêt. Les deux sociétés françaises sont en train de constituer les équipes pour les mises en place. Des équipes différentes pour le projet d’équipement des consommateurs et pour celui des infrastructures d’Orange, qui démarreront cependant en parallèle.

 

Le Cameroun suivra rapidement. Si l’opérateur télécoms a besoin pour se déployer de trouver de nouveaux dispositifs d’alimentation, Engie, lui, peut y voir un moyen de se développer encore davantage sur le continent africain.

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