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Pour grossir et perdurer une start-up a besoin d'une culture d’entreprise marquée selon Ben Horowitz

L'investisseur et entrepreneur américain Ben Horowitz, ancien patron d'Opsware, rachetée par Hewlett Packard pour 1,6 milliard de dollars en 2007, explique dans son livre "The hard thing about hard things", comment et pourquoi créer une culture d'entreprise qui dure. Il prends les exemples d'Amazon, de Facebook et de sa propre entreprise pour illustrer son propos.

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Pour grossir et perdurer une start-up a besoin d'une culture d’entreprise marquée selon Ben Horowitz
Pour grossir et perdurer une start-up a besoin d'une culture d’entreprise marquée selon Ben Horowitz © JD Lasica - Flickr - CC

Une culture d’entreprise solide ne garantit absolument pas le succès d’une start-up, selon Ben Horowitz. Mais l'investisseur américain pense qu'au fur et à mesure que l’entreprise grandit, la culture peut permettre de préserver les valeurs centrales de l'organisation, d'en faire un lieu de travail agréable, et ainsi d'améliorer les performances futures. Pour que les start-up parviennent à ce résultat, il donne ses conseils pour soigner sa culture d'entreprise dans son ouvrage The hard thing about hard things, publié par HarperBusiness.

La culture d’entreprise doit être distinguée des valeurs de l’entreprise ou du niveau de satisfaction des employés, rappelle l'ancien entrepreneur. La culture d’entreprise, c’est une organisation du travail qui permet de se distinguer de la concurrence, c’est la mise en place de valeurs opérationnelles qui durent, comme “créer de beaux produits”, à la manière d’Apple. Enfin, c’est un filtre qui permet d’identifier quels employés correspondent à la mission de l’entreprise. 

Influencer le comportement des employés

Ben Horowitz rappelle que la culture d'une entreprise se crée au départ à travers le comportement du fondateur et des premiers employés. Ces comportements façonnent ensuite ceux des autres qui rejoignent et font grandir l'entreprise. "C'est pour cela que vous devez vous concentrer seulement sur quelques aspects culturels spécifiques, qui pourront influencer le maximum de comportements sur une longue période", explique-t-il.

L'un des experts du sujet, l'auteur Jim Collings, estime que toutes les cultures d'entreprises à succès finissent par ressembler à un culte, avec un système identitaire très fort. Selon Ben Horowitz, "il faut penser à la façon dont vous pouvez provoquer les gens suffisamment pour changer les comportements au quotidien. Idéalement, il s'agit d'un aspect culturel qui sera facile à mettre en place, mais qui aura de lourdes conséquences sur les comportements."  

Ben Horowitz prend trois exemples pour justifier son argumentation : Amazon, Facebook, et sa propre firme d'investissement, l'une des plus réputées de la Silicon Valley : Andreessen Horowitz.

Les bureaux low-cost

Au coeur d'Amazon, on retrouve la volonté d'offrir les prix les plus bas possibles et de servir le client avant tout. Deux piliers que Jeff Bezos, le fondateur, a voulu inscrire dans l'ADN de l'entreprise, selon Ben Horowitz. Par exemple, chez Amazon, les bureaux sont faits de portes bon marché, achetées chez le fournisseur Home Depot, auxquelles ont été rajoutés des pieds.

Quand un employé s'étonne de ce dispositif, on lui répond que chez Amazon, il n'y a pas de petites économies, le but étant d'offrir les prix les plus bas aux clients. Une méthode choc qui selon Ben Horowitz, a le mérite d'être extrêmement simple à mettre en place. Elle permet aussi d'éviter à Jeff Bezos de perdre son temps, son énergie et ses ressources à traquer les moindres dépenses des employés : ceux-ci saisissent immédiatement le concept.

Dix dollars la minute de retard

Ben Horowitz et Marc Andreessen, désormais investisseurs, ont commencé par être des entrepreneurs, et ils se souviennent très bien d'attentes interminables et du manque de respect de certains investisseurs à leur égard, alors que le temps d'un entrepreneur est compté et précieux.

Afin de faire comprendre à leurs employés à quel point les entrepreneurs étaient importants pour la firme, ils ont institué une amende de dix dollars - soit un peu plus de 7 euros - par minute de retard lors d'un rendez-vous avec un entrepreneur. 

aller vite et tout casser

"Mark Zuckerberg croit en l'innovation, et il croit au fait qu'il ne peut y avoir de grande innovation sans une grande prise de risque", résume Ben Horowitz. D'où la fameuse devise de Facebook : "Aller vite et tout casser". Elle force les employés à réaliser qu'en innovant et en "fonçant", ils peuvent faire des dégâts, mais c'est le risque à prendre. "Si vous préférez faire les choses bien, plutôt que d'innover, alors vous n'avez pas votre place chez Facebook", explique Ben Horowitz.

Nora Poggi

 

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