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Pour Jacques-Antoine Granjon, avec le numérique "ce n’est plus le produit qui compte... mais l'image mise autour"

Jacques-Antoine Granjon est PDG et fondateur de vente-privee.com.

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Pour Jacques-Antoine Granjon, avec le numérique

L'Usine Nouvelle - Comment raconteriez-vous Vente Privée ?

Jacques-Antoine Granjon - Vente Privée est une entreprise avec un cœur de métier historique, celui de soldeur. Avec le numérique, nous mettons en scène les stocks de façon qualitative et mettons en valeur l’image des marques, alors qu’auparavant, les stocks étaient écoulés sans contrôle, vers des chaînes de magasin discount… Aujourd’hui, bien plus qu’un déstockeur, nous sommes devenus un média puissant et prescripteur, qui mobilise une audience de 18 millions de membres en Europe.

C’est un nouveau modèle d’entreprise ?

Je ne viens pas de l’internet, alors ça a été une vraie aventure. Quand on a commencé à croître, j’ai demandé conseil au publicitaire Jacques Bungert. Il m’a dit : "Ce que tu fais, personne ne l’a encore jamais fait. Alors, tu prends ta machette et tu défriches !" Nous avons tout inventé. Et notre modèle a été copié près de 500 fois dans le monde entier : aux États-Unis, au Brésil, en Australie… En 2004, c’était trop tôt pour l’e-commerce. Les ménages n’étaient pas encore équipés en ADSL. J’ai aussi payé pour ma méconnaissance de l’informatique. J’en ai sous-estimé l’importance. L’investissement en la matière, comme en logistique, doit être permanent, sans quoi tout devient obsolète.

Comment avez-vous développé votre idée ?

J’ai su très tôt que l’information ne circulerait plus sur papier. Mais je savais aussi que notre métier allait toucher à sa fin. Car, de plus en plus, ce n’était plus le produit qui comptait dans la valeur d’une marque, mais l’image que celle-ci mettait autour pour créer le désir d’achat. Et qui dit numérique, dit image. Aujourd’hui, chaque métier peut s’interroger sur ce que le numérique peut lui apporter. Mais attention, il ne faut pas refaire l’histoire à l’envers. Je sais désormais que l’e-commerce, c’est finalement deux choses : la possibilité de faire un catalogue numérique de façon créative et attractive, et la capacité de faire entrer le monde entier dans votre magasin virtuel. Au début de l’aventure, je n’en avais pas une idée aussi claire.

Propos recueillis par Emmanuelle Delsol

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