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Pour la première fois, un avion a atterri en toute autonomie

Vidéo Une équipe de recherche allemande est parvenue à faire atterrir un avion de manière complètement autonome, sans action du pilote ni assistance de l’aéroport, fin mai 2019 près de Vienne (Autriche). Son système, qui se base sur la complémentarité entre la technologie GPS et une vision par ordinateur, pourrait améliorer la desserte d'aéroports de taille modeste.
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Pour la première fois, un avion a atterri en toute autonomie
Pour la première fois, un avion a atterri en toute autonomie © Andreas Dekiert / C2Land

Les avions pourraient ne plus avoir besoin de s’appuyer sur le système au sol pour atterrir. Des chercheurs allemands de l’université technique de Munich ont élaboré un système, basé sur la vision par ordinateur et la technologie GPS, leur permettant d’atterrir en toute autonomie, sans action du pilote ni assistance de l’aéroport par la voie de signaux radio. Une première dans l'histoire de l'aviation, qui s'est illustrée lors d'une démonstration près de Vienne (Autriche) fin mai 2019.

 

UNE VISION INFRAROUGE

La procédure de radionavigation automatique la plus répandue, le système d’atterrissage aux instruments (ILS), n’est disponible que dans les grands aéroports. Cette nouvelle technologie devrait permettre aux appareils de bénéficier d’une autonomisation de la manœuvre, même à l’approche d’infrastructures plus modestes et non-équipées en ILS. Au-delà de caméras classiques, l’avion embarque des caméras infrarouges. De quoi établir une trajectoire de descente… même en cas de brume ! "Le système guide l’appareil tout au long de l’approche, de façon automatique, témoigne dans un communiqué Thomas Wimmer, le pilote présent lors de l’essai en conditions réelles. Et il a atterri pile au milieu de la piste, que je percevais d’une très longue distance."

 

 

Davantage d’avions pourraient ainsi décoller de plus petits aéroports, alors que de mauvaises conditions météorologiques les en empêchent aujourd’hui. Plus encore, cette technologie vient conforter les développements futurs du trafic aérien. Le transport de marchandises ou les taxis volants pourraient notamment tirer parti de cette technologie, qui amplifiera leur autonomie. Avant d’envisager un déploiement commercial, l’équipe de recherche devra faire certifier sa technologie par les autorités aéronautiques de chaque pays – la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) en France. Des tests à grande échelle devront avoir lieu pour convaincre ces dernières, qui pourraient néanmoins se laisser séduire par les garanties qu’apporte un tel système en matière de sécurité.

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