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Pour modéliser les effets du changement climatique, l'Europe se dote d'un jumeau numérique de la Terre

La Commission européenne, accompagnée par plusieurs institutions, souhaite développer un jumeau numérique de la Terre pour simuler les effets du changement climatique et tester des scénarios de lutte. Une enveloppe de 150 millions d'euros est prévue. 
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Pour modéliser les effets du changement climatique, l'Europe se dote d'un jumeau numérique de la Terre
Pour modéliser les effets du changement climatique, l'Europe se dote d'un jumeau numérique de la Terre © Unsplash

La Commission européenne a lancé le 30 mars le programme "Destination Terre" pour "améliorer notre compréhension du changement climatique" et de "trouver des solutions aux niveaux mondial, régional et local", d'après la commissaire Margrethe Vestager. Son objectif est de mettre au point un jumeau numérique de la Terre. Des appels d'offres doivent être lancés ce printemps. 

150 millions d'euros
Ce modèle, qui bénéfice d'une enveloppe de 150 millions d'euros pour son développement, doit permettre de suivre, de modéliser et de prévoir les activités naturelles et humaines ainsi que d'élaborer et de tester des scénarios, explique la Commission dans le document de présentation du programme. 

La Commission, l'Agence spatiale européenne (ESA), le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et l'Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques (EUMETSTAT) développeront "une plateforme centrale" qui accueillera les différents modèles.

D'ici la fin 2024, le système final "DestinE" comprendra une plateforme de services centrale gérée par l'ESA. Elle fournira des outils, des applications et des services d'aide à la décision fondés sur un système informatique hébergé sur un cloud "ouvert, flexible et sécurisé". Un data lake, exploité par l'EUMETSTAT, fournira un espace de stockage et un accès continu aux ensembles de données. Il s'appuiera sur les ensembles de données scientifiques existants, tels que les services d'accès aux données et aux informations (DIAS) du programme Copernicus, complétés par d'autres sources non spatiales, telles que les données environnementales fondées sur les capteurs et les données socio-économiques. 

Comprendre pour lutter 
Deux types de simulation seront menés. La première concerne les risques induits par les conditions météorologiques et les risques géophysiques axés sur les inondations, les sécheresses, les vagues de chaleur, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques et les tsunamis. En cas d'inondation, par exemple, le jumeau aidera les collectivités territoriales à tester des actions plus précises pour sauver des vies et réduire les dommages matériels. La deuxième portera sur l'adaptation au changement climatique. Il fournira des capacités d'observation et de simulation à l'appui d'activités et de scénarios d'atténuation du changement climatique. 

L'urgence est plus que là. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), publié en février, est très clair : le monde sera confronté à de multiples aléas climatiques inéluctables au cours des deux prochaines décennies avec un réchauffement planétaire de 1,5 °C. Ainsi, la prise accélérée de mesures ambitieuses est requise pour s’adapter au changement climatique, tout en réduisant rapidement et fortement les émissions de gaz à effet de serre. Ce futur jumeau numérique pourra donc aider à choisir les mesures les plus efficaces. 

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