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Pour PayPal, "que les commerçants le veuillent ou non, le m-commerce c’est maintenant"

A l'occasion du salon E-commerce Paris 2013, qui ferme ses portes ce 26 septembre, Olivier Binet, directeur du business development et de l'innovation chez PayPal France, revient sur la révolution du m-commerce (commerce mobile) pour les services de paiement en ligne.
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Pour PayPal, que les commerçants le veuillent ou non, le m-commerce c’est maintenant
Pour PayPal, "que les commerçants le veuillent ou non, le m-commerce c’est maintenant" © Steve Ganz - Flickr - C.C.

L'Usine Digitale - Pour PayPal, le m-commerce (commerce mobile) a très vite été crucial. A l'heure de sa généralisation, comment adaptez-vous votre stratégie ?

Olivier Binet - Pour nous, le mobile est un levier de croissance et l'un des piliers de notre stratégie. Le business modèle de PayPal s’est construit sur la transaction et la vente additionnelle, donc on a tout intérêt à pousser les commerçants à aller sur le mobile. On investit en continu pour développer les technologies qui permettront ce basculement massif. En tant que solution de paiement en ligne, PayPal a d’autant plus de sens sur mobile.

Quels avantages un commerçant peut-il trouver à être présent sur mobile aujourd'hui ?

Les études que l'on a impulsées le montrent, passer sur mobile est rentable au bout de 11 mois pour un site internet. Ça fait deux ans qu’on explique aux commerçants que le mobile c’est maintenant. Ca y est, ils l’ont compris. En 2011, j’avais justement regardé combien des 40 000 commerçants PayPal en France avaient reçu des paiements depuis un téléphone mobile, que le site soit "mobilisé" ou pas : 13 %. En 2012, c’était 27 %, en 2013 47 %. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Que le veuillent ou non les commerçants, leurs clients achètent déjà sur mobile.

De nouvelles solutions apparaissent régulièrement, aux Etats-Unis (récemment le Google e-wallet), en France (Paylib, lancé le 24 septembre par trois banques), et dans beaucoup de pays où PayPal est présent. Comment vous différenciez-vous ?

C'est aux nouvelles solutions de se différencier de nous, car on a pris une bonne longueur d'avance. En 2013, Paypal va faire à peu près 20 milliards de dollars de volumes de transactions sur mobile. C’était 14 en 2012, et 4 en 2011. On essaye de devancer les expériences client et de développer les technologies pour y répondre. Notre priorité, c'est de comprendre comment le moyen de paiement contribue à une transformation au plus proche de l'acte d'achat.

Que pensez-vous de l'avenir de la technologie NFC pour le commerce (paiement sans contact) ? Apple, Google et PayPal semblent la délaisser au profit du paiement électronique.

Nous sommes rémunérés sur les transactions. Notre objectif est donc d'aider nos commerçants à les multiplier. Pour nous, le NFC est juste une technique de paiement, il n'apporte pas une valeur quelconque et, personnellement, je n'en vois pas l'intérêt. Le problème n'est pas la technologie en elle-même, c'est la manière dont elle est utilisée. Le NFC n'a pas répondu aux attentes. Et tel qu'il évolue aujourd'hui, le marché semble partager notre opinion.

Propos recueillis par Elodie Vallerey, à Paris-Porte de Versailles

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