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Pour Salesforce, la traditionnelle journée de travail de 9h à 17h est "morte"

Le géant américain du logiciel et de l’expérience client Salesforce annonce la fin de la journée de travail type et indique favoriser désormais le télétravail pour de nombreux métiers.
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Pour Salesforce, la traditionnelle journée de travail de 9h à 17h est morte
Pour Salesforce, la traditionnelle journée de travail de 9h à 17h est "morte" © Emmanuelle Delsol

A l’heure où un débat binaire oppose les Français partisans du télétravail aux défenseurs du "présentiel", les géants de la tech ne tergiversent pas. Après Google et Facebook, au tour de Salesforce d’annoncer instaurer durablement le travail à distance.

La société américaine va plus loin en affirmant "que la journée de travail de 9 heures à 17 heures est morte" dans un billet de blog mis en ligne le 9 février. Autrement dit, la pandémie a tant bouleversé la journée de travail traditionnelle que celle-ci a finalement vocation à disparaître. "Dans notre monde toujours connecté, et connecté de façon permanente, on ne peut plus s'attendre à ce que les employés accomplissent leur travail avec succès en travaillant huit heures", poursuit Brent Hyder, Directeur des ressources humaines de Salesforce.

Flexibilité et réduction des coûts
Attention, l’heure n’est pas à la réduction du temps de travail… mais à la flexibilité. "Que l’on gère une équipe internationale en tenant compte du décalage horaire […] ou que l’on doive équilibrer ses obligations personnelles et professionnelles tout au long de la journée, les travailleurs ont besoin de flexibilité pour réussir", ajoute-t-il. Les collaborateurs de l’entreprise californienne vont ainsi pouvoir s’arrêter de travailler "pour aller chercher leurs enfants à l'école ou s'occuper des membres de la famille malades".

Salesforce va proposer de remplacer la journée de bureau "classique" par différentes options proposées aux employés. Le principe est de faire revenir les employés au bureau un à trois jours par semaine, mais uniquement lorsque cela est nécessaire : pour du travail en équipe, des réunions clients ou des présentations en public. Les employés des métiers nécessitant davantage de présentiel représenteront "la plus petite partie" des salariés. 

1 000 employés licenciés
Au-delà de la flexibilité des horaires, le géant américain, qui emploie quelque 54 000 collaborateurs dans le monde, explique que le télétravail lui permet également davantage de flexibilité dans le recrutement. Une moindre utilisation des bureaux lui donne désormais la possibilité de recruter au-delà des grandes métropoles américaines comme San Francisco et New York, sans compter les économies substantielles réalisées sur les loyers. "L'expérience des employés doit dépasser les tables de ping-pong et les collations", poursuit Brent Hyder, taclant au passage "l'esprit start-up".

Si Salesforce fait preuve d'une certaine ouverture d'esprit en matière de gestion des effectifs, la société américaine a tout de même  annoncé son intention de licencier 1 000 collaborateurs, soit environ 1,9% de ses employés. Une douzaine de sites sont concernés dans le monde, en particulier autour des fonctions de vente et d'assistance à la clientèle. Une nouvelle qui fait d’ores et déjà polémique au regard des chiffres record de Salesforce qui a dépassé pour la première fois le cap des 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

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