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Pour sauver Honor, Huawei annonce la vente de sa filiale à un consortium d'entreprises chinoises

Huawei va céder sa filiale dédiée aux smartphones d'entrée de gamme, Honor. Le fabricant chinois vend cette activité à un consortium d’entreprises publiques pour sauver la marque dans un contexte de guerre économique ouverte avec le gouvernement américain.
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Pour sauver Honor, Huawei annonce la vente de sa filiale à un consortium d'entreprises chinoises
Pour sauver Honor, Huawei annonce la vente de sa filiale à un consortium d'entreprises chinoises © Honor

Huawei a annoncé le 17 novembre avoir vendu Honor, sa filiale dédiée aux smartphones d'entrée de gamme. La marque au lotus précise que sa filiale passe dans le giron d’un consortium d’entreprises publiques et privées chinoises. Il compte une quarantaine de sociétés, parmi lesquelles des fournisseurs et des distributeurs d’Honor dont Shenzhen Smart City Technology Development Group (cloud, 5G), China Postal and Telecommunications Appliance (PTAC), le spécialiste de l’e-sport Suning et le retailer Sundan.

"Cette acquisition représente un investissement axé sur le marché pour sauver la chaîne d'approvisionnement de Honor, précisent-elles dans un communiqué commun. C'est la meilleure solution pour protéger les intérêts des consommateurs, des vendeurs, des fournisseurs, des partenaires et des employés d'Honor".

Une vente estimée à 15 milliards de dollars
Huawei cède l’ensemble de ses parts, et ne sera plus impliqué dans la gestion et la prise de décisions concernant son ancienne filiale. Celle-ci conserve néanmoins son équipe de direction actuelle. Le montant de l’opération n’est pas communiqué, mais l’agence Reuters l’estime à 100 milliards de yuans, soit 15 milliards de dollars.

Créée en 2014 et basée à Shenzhen, Honor commercialise, en plus des téléphones mobiles, des écouteurs sans-fil ainsi qu’une gamme de PC portables. 

Comme le souligne Huawei, cette vente vise à sauver Honor dans un contexte extrêmement sensible pour le troisième fabricant mondial de smartphones. Les restrictions commerciales successives décidées de manière unilatérale par l’administration Trump, qui accuse Huawei d’être à la solde du gouvernement chinois, ont fait perdre à l'entreprise d'importants contrats avec ses fournisseurs de puces et de logiciels. Ceux-ci doivent désormais obtenir l'approbation du gouvernement américain pour travailler avec Huawei.

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