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Pour sauver les taxis, le Massachusetts sort l'artillerie lourde : une taxe sur les VTC

Le Massachusetts est le premier Etat américain à taxer les VTC pour alimenter un fonds de soutien aux taxis. Surprise : Uber et Lyft n'y sont pas totalement opposés.
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Pour sauver les taxis, le Massachusetts sort l'artillerie lourde : une taxe sur les VTC
Pour sauver les taxis, le Massachusetts sort l'artillerie lourde : une taxe sur les VTC © Boston Cab assoc

Comment réguler les nouveaux services de transport tels qu'Uber et Lyft ? Aux Etats-Unis aussi, on se pose la question. 35 Etats ont déjà réglementé le secteur. Dernier en date : le Massachusetts, qui a décidé de taxer les activités des sociétés de VTC, à hauteur de 20 cents par course (17 centimes d'euros). Un quart du produit de la taxe sera directement reversé aux sociétés de taxis, la moitié ira aux municipalités et un quart alimentera un fonds d'Etat pour les transports.

 

On ignore pour l'instant comment la taxe sera répartie entre les sociétés de taxis. Elle doit en tout cas alimenter un fonds de modernisation qui doit permettre aux transporteurs traditionnels de se numériser. Ce sont plusieurs millions de dollars qui pourraient être récupérés de cette manière jusqu'à fin 2021. Une partie de la taxe subsistera jusqu'à fin 2026.

 

Uber et Lyft pas hostiles

Etrangement, Uber et Lyft ne semblent pas totalement opposés à la loi portée par le gouverneur républicain Charlie Baker. Ils ont obtenu en compensation le droit de prendre des passagers à l'aéroport international et au centre de conventions de Boston, sous certaines conditions. Ils ont échappé à une régulation plus sévère : les taxis souhaitaient en effet que les VTC soient soumis aux mêmes obligations qu'eux, notamment une inspection régulière de leurs véhicules.

 

En France, une proposition de loi d'encadrement des VTC portée par le député Laurent Grandguillaume a été adoptée en première lecture à l'Assemblée fin juillet. Elle met fin au détournement du statut de capacitaire Loti par les plates-formes de mise en relation, et les empêche de soumettre leurs chauffeurs à des clauses d'exclusivité. Mais pas de taxe alimentant un fonds de modernisation des taxis dans les cartons.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

3 commentaires

YIN
24/08/2016 14h29 - YIN

On devrait faire la même chose en France car les artisans taxis de France subissent de très grosses pertes (moi par exemple artisan depuis un an et demie j'ai perdu un peu près 125000€ de valeur de ma licence ce qui fait qu'actuellement je suis endetté à hauteur de 260000€ que je dois rembourser sur 11 ans du restant de ma vie....ne me dites pas que c'est bien fait pour nous les taxis car cette difficulté c'est en grosses partie la faute de l'État, après obtention de mon permis de taxis, je suis aller m'inscrire comme tout mes collègues à la préfecture de police de Paris pour obtenir une licence gratuit, là la préfecture m'a expliquer qu'il faut que j'attends 35 à 40 ans de métier pour que l'État m'attribue une licence gratuit et que si je veux vite ma licence il y a une solution c'est l'achat et c'est ce que j'ai faîs comme tout mes collègues maintenant je coincé à ce métier avec ces difficultés plus la rsi qui n'arrête pas de m'embeter avec ses lettres de l'huissier tout les mois un gros stress en plus pour moi et surtout mes enfants ( ils ont faillit raté leurs examen à cause de ces lettres)

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Dimeis
24/08/2016 17h07 - Dimeis

Malheureusement t es cuit change de metier met la clé sous la porte ou bosse pour uber à 1€ le km

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MarcC
24/08/2016 18h25 - MarcC

Je comprends le problème et j'en suis désolé pour vous mais ce problème est aussi est surtout celui de votre profession (et donc en partie le vôtre), bien avant celui de l'Etat, pour deux raisons au moins: le Numerus Clausus défendu par votre profession depuis toujours et en particulier dans les 35 dernières années (exemple pour Paris passage de 14 000 taxis à même pas 20 000 dans cette période, une misère face au besoin du marché), et les manifestations importantes des taxis troublant l'ordre public de 2008, contre toute réforme de la licence. Il ne faut pas l'oublier.

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