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Pourquoi AMS va implanter son usine de semi-conducteurs à New York... plutôt qu'en Autriche

Attiré par des incitations alléchantes, le fabricant autrichien de semi-conducteurs AMS a choisi d’implanter sa deuxième usine à New York plutôt qu’en Autriche. Un investissement de 2 milliards de dollars échappe ainsi à l’Europe.
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Pourquoi AMS va implanter son usine de semi-conducteurs à New York... plutôt qu'en Autriche
Pourquoi AMS va implanter son usine de semi-conducteurs à New York... plutôt qu'en Autriche © BotheredByBees - Flickr - C.C

Encore une fois, l’Europe perd l’occasion de bénéficier de la création d’une nouvelle usine de semi-conducteurs. Le fabricant autrichien de puces électroniques AMS (Austria Mikro Systeme) hésitait entre plusieurs endroits pour l’implantation de sa deuxième usine. Il a choisi finalement New York, au détriment de l’Autriche. Les incitations offertes par l’Etat américain ont pesé lourd dans cette décision.

 

L'usine construite aux frais de l'Etat de New York

Sous la houlette du gouverneur Andrew Cuomo, l’Etat de New York a mis en place un programme de 1,5 milliard de dollars visant à créer à Utica un centre mondial de nanotechnologies associant des entreprises high-tech et des labos publics. Pour créer cet écosystème, il veut attirer des entreprises moyennant une forme d'incitation pour le moins originale.  

Pas de subventions directes. L’Etat de New York s’engage à construire à ses frais l’usine puis de la louer à AMS. Pour le fabricant autrichien, les avantages sont nombreux : pas d’investissement, pas de frais financiers et pas d’amortissement. A cela, s’ajoutent les possibilités d’interaction avec des labos et des entreprises de haut niveau, partenaires potentiels pour des projets de R&D.

 

Création de 1200 emplois

Cette usine représente un investissement de 2 milliards de dollars sur 20 ans. Sa mise en service est programmée pour le second semestre 2018, avec une capacité annuelle de 150 000 tranches de 200 mm de diamètres susceptible d'être ensuite à 450 000 tranches. Avec à la clé, la création de 700 emplois directs et de 500 autres chez les fournisseurs, sous-traitants et partenaires.

Spécialisé dans des circuits analogiques pointus comme les capteurs, les composants radiofréquences ou les puces de gestion de l’énergie, AMS s’impose comme une ETI de près de 2000 personnes à la croissance insolente.

 

Grâce à des petites acquisitions ciblées comme les capteurs d’ambiance de Texas Instruments en 2011, les capteurs de gaz d’Applied Sensor en 2014 ou les capteurs d’image Cmos de NXP cette année, elle affiche un bond de 23% de son chiffres en 2014 (465 millions d’euros) et de 68% au premier semestre 2015. L’entreprise prévoit de franchir la barre de 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2019. Pour accompagner ce développement, elle a besoin d’une deuxième usine en plus de celle dont elle dispose à Graz, en Autriche.

 

Trois occasions ratées de création d'usine en Europe

Pour l’Europe, c’est la troisième usine de semi-conducteurs perdue en cinq ans faute d’une stratégie de soutien à la production. Les deux autres sont l’usine de GlobalFoundries, construite à New York, au lieu de Dresde en Allemagne, et celle d’Intel qui sera créée en Israël au lieu de Dublin, en Irlande.

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