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Pourquoi Anevia, pépite française du flux video, tente la Bourse

Porté par une forte croissance du marché de la vidéo sur les réseaux télécoms, l’éditeur de logiciels de diffusion vidéo multi-écrans Anevia entre en bourse. Une opération destinée à le faire franchir une nouvelle étape d’expansion, notamment à l’international.
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Pourquoi Anevia, pépite française du flux video, tente la Bourse
Pourquoi Anevia, pépite française du flux video, tente la Bourse © Mbzt - Wikimedia commons

"Nous voulons devenir le pure player numéro un des logiciels d’optimisation des flux vidéo sur les réseaux télécoms pour leur diffusion sur tous types d’écrans". D’emblée, Tristan Leteurtre, cofondateur et directeur général d’Anevia, donne le ton. La pépite française des logiciels de diffusion vidéo multi-écrans est à l’aube d’un tournant de son histoire. Elle est en phase d’introduction en bourse sur le marché Alternext de Paris. A première vue, l’enjeu paraît modeste puisqu’elle espère lever juste 5 millions d’euros. Mais pour ses dirigeants, c’est une étape cruciale de son développement.

Une pépite portée par les créateurs de VLC

Anevia est fondée en 2003 par quatre centraliens à l’origine du célèbre lecteur multimédia VLC Media Player, téléchargé à plus de 1,5 milliard d’exemplaires dans le monde. Spécialisée au départ dans la télévision sur IP, la jeune entreprise a saisi ensuite l’opportunité ouverte par la multiplication des terminaux pour la consommation de la vidéo connectée : télévision, PC, console de jeux, smartphone, tablette. Combinée avec la diversité des formats d’encodage vidéo et des systèmes d’exploitation, ce phénomène rend la diffusion de vidéo via les réseaux télécoms trop complexe et trop coûteuse.

La solution développée par Anevia consiste à transporter et stocker une seule fois le flux vidéo, pour l’adapter au dernier moment, au plus près de l’utilisateur, aux différents formats et différents écrans. Ce qui représente une économie d’un facteur 10 des coûts de stockage et de bande passante, selon Damien Lucas, cofondateur et directeur technique. Ce logiciel, fruit d’un effort de développement de 150 hommes-années, équipe en France des opérateurs comme Canal+, Numericable, FranceTV Pluzz, Globecast (Orange) ou encore TDF. La société compte 80 personnes, dont un tiers en R&D, et affiche un chiffre d’affaires de 7,3 millions d’euros en 2013, en progression de 40%.

S’affirmer comme pure player de l’optimisation de flux vidéo

Tristan Leteurtre s’attend à la poursuite de cette forte croissance sur les années à venir. Selon le cabinet Infonetics Research, l’opportunité de marché pour la société devrait passer de 250 millions de dollars en 2013 à 547 millions de dollars en 2017. Un marché qu’Anevia partage avec les équipementiers télécoms (Alcatel-Lucent, Ericsson, Cisco, Huawei…), qui développent de logiciels similaires dans le cadre de solutions plus complètes de réseaux,  et deux pure players, le suédois Edgeware et l’américain Wowza, mais qui proposent des solutions matérielles jugées par Damien Lucas moins flexibles.

Jusqu’ici, Anevia avait procédé à deux levées de fonds : 1,5 million d’euros en 2005 et 5 millions d’euros en 2009. "En optant cette fois pour une introduction en bourse, nous voulons devenir plus visibles sur le marché", confie le directeur général. Car son logiciel se cache dans l’infrastructure des opérateurs télécoms et média. Avec les fonds levés, la société veut conforter sa capacité de R&D (qui absorbe 15% du chiffre d’affaires), renforcer ses équipes commerciales et surtout étendre son implantation internationale. Pour se rapprocher de ses clients potentiels, elle envisage l’ouverture de cinq à dix implantations à l’étranger, en plus de celles qui existent aujourd’hui dans neuf pays.

En fonction de la valorisation de la société, l’introduction en bourse devrait se traduire par un capital flottant de 19 à 24%.

Ridha Loukil

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