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Pourquoi il faut lire le livre de Jean-Baptiste Rudelle (Criteo)

Edito Début octobre, L'Usine Digitale vous expliquait pourquoi il fallait lire "On m’avait dit que c’était impossible" (Stock), de Jean-Baptiste Rudelle, patron de Criteo. Non pour son plaidoyer contre l’exil fiscal, mais pour tout ce que le fondateur de l'une des très rares start-up numérique française cotées au Nasdaq partage de son expérience et notamment de son aventure américaine. L'ouvrage du millionaire installé en Californie a reçu, ce 2 décembre, le Prix du livre d’économie 2015 de la part d'Emmanuel Macron. L'occasion pour nous de republier ce billet.
mis à jour le 02 décembre 2015 à 18H39
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L’homme est peu disert. Du moins avec les journalistes. Grande timidité peut-être. Alors, plutôt que de courir les plateaux télé et les conférences, Jean-Baptiste Rudelle le PDG-fondateur de Critéo (une start-up numérique française cotée au Nasdaq et valorisée 2 milliards de dollars !) a choisi l’écriture pour partager son expérience d’entrepreneur.

 

Et il faut lire "On m’avait dit que c’était impossible" (Stock). Pas uniquement parce que c’est bien écrit, souvent drôle et plein d’anecdotes sur l’aventure Criteo et ses deux premières start-up (CallBak et Kiwee). Pas seulement non plus pour les excellents conseils qu’il a tiré de son expérience avec les investisseurs en capital risque, ou pour le dernier chapitre, où l’entrepreneur réclame de payer plus d’impôts et se moque des exilés fiscaux français.

 

C’est surtout le récit de son aventure californienne qui fait du livre de Jean-Baptiste Rudelle, vendu par l’éditeur comme "le manifeste du fondateur de Criteo", un document rare. Car l’homme y tord le cou à nombre d’idées reçues sur la Silicon Valley, tout en en donnant moults clés pour comprendre ce qui s’y passe.

 

Ne pas faire l'économie du partage

 

Il raconte que le succès réside toujours dans les hommes et leurs compétences... là-bas, comme ici, en France. Que mieux vaut partager vite une idée de business que la protéger, car son succès viendra de son exécution, le plus difficile. Que les stock-options ne sont pas réservées au management mais sont l'une des clés pour devenir une licorne (ces start-up valorisées à plus d’un milliard de dollars). Que le numérique casse (ou doit casser) aussi la barrière entre ceux qui travaillent et ceux qui possèdent.

 

Il assure qu’il faut partager justement son expérience et aider ses équipes et les autres, autour, tout le temps. Que c’est cette chaine d’entraide qui a fait la force de la Silicon Valley... et de la French Tech aujourd’hui ? Selon lui, pour réussir, il faut qu’une entreprise affirme des valeurs et les partage et qu’il ne faut donc pas sous-estimer la force du "Don't be evil" de Google (devenu "Do the right thing" chez Alphabet).

 

Il raconte aussi que la mort rôde en permanence dans la Silicon Valley. Toutes ces stars du numérique, ces patrons de géants du Web comme ceux qui viennent tenter leur chance, savent que leur projet peut échouer, disparaitre demain, bousculé par un nouvel entrant, qui ne fera pas mieux, mais autrement.

 

Autant de secrets desquels naissent les licornes. Loin des suppliques de certains à l’Etat français ou à l'Europe pour créer un cadre plus favorable, Jean-Baptiste Rudelle semble dire à chacun "la force est en toi".

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