Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Pourquoi Indosuez Wealth Management a emmené 15 clients fortunés au CES ?

Au-delà d’être un révélateur des technologies et des innovations de rupture, le CES s’adresse également aux investisseurs qui viennent y détecter les start-up à fort potentiel. Cette année, Indosuez Wealth Management (groupe Crédit Agricole) accompagnait quinze clients désireux d’investir dans des pépites. Alors utile ou pas ?
mis à jour le 11 février 2019 à 09H06
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Pourquoi Indosuez Wealth Management a emmené 15 clients fortunés au CES ?
Pourquoi Indosuez Wealth Management a emmené 15 clients fortunés au CES ? © Xavier Isaac

En 2018, Indosuez Wealth Management se rendait pour la première fois en nom propre au CES avec un couple de clients. La banque privée de fortune a renouvelé l’expérience en 2019, mais à une autre échelle. "Cette année, nous avons emmené une quinzaine de clients à Las Vegas".


Objectif : leur permettre de nourrir leur inspiration entrepreneuriale et d’échanger entre pairs. Et ce, au travers d’un parcours de visites du salon (élaboré par Niji, société de consulting spécialisée dans la transformation numérique des entreprises), ponctué de soirées d’échanges et de dîners informels.


Détecter les start-up pour investir

"Ils sont tous encore entrepreneurs. Ils avaient besoin de voir comment le monde va évoluer pour entreprendre intelligemment en rencontrant les start-up, ETI et grands groupes présents au CES", raconte Guillaume Rimaud, DGA d’Indosuez Wealth Management. "Ils souhaitaient également pouvoir partager entre eux leur vision et leurs expériences respectives (…) Certains ont déjà investi tandis que d’autres n’ont pas encore franchi le pas mais en éprouvent l’envie : ils avaient besoin de s’éduquer pour cela et le CES est pour eux un environnement assez instructif".


"Je suis partie avec mon père. Nous y sommes allés avec la casquette d’investisseurs car on fait pas mal de private equity. Or, le CES est une mine de start-up. J’avais toujours rêvé d’y aller et sans cette initiative d’Indosuez, je ne l’aurais pas fait", témoigne ainsi Solveig Lenormand, co-gérante du family office Trol, membre du Club Holnest… et cliente Indosuez.


Echanger entre entrepreneurs

Bâtiment/Immobilier, Agro-alimentaire, Distribution, Conseil, Hôtellerie… Si l’entrepreneuriat est leur point commun, ces clients emmenés au CES sont issus d’univers très différents : "Tous souhaitaient partir avec des entrepreneurs extérieurs à leur domaine d’activité. Dans un monde qui est de plus en plus interconnecté, il est en effet très important d’aller voir comment évoluent les autres secteurs pour voir comment interagir avec eux", indique-t-il.
 

Jusqu’à "faire du business" ensemble... "Il est possible qu’avec certains, on investisse ensemble sur des dossiers, affirme Solveig Lenormand, cliente participante. J’ai aussi déjà mis en relation une start-up de la food avec une autre participant qui a un réseau de boulangeries en France".

 

Repérer les tendances tech

L’un des autres objectifs était bien sûr aussi de "découvrir les nouvelles tendances qui vont s’imposer à eux pour les intégrer le plus vite possible dans leur business model et dans leur besoin stratégique", ajoute Guillaume Rimaud. "La plupart nous ont ainsi témoigné que grâce à cette expérience,  ils gagent du temps par rapport à ceux à leurs concurrents qui n’y vont pas, et du temps pour la perception de leur marché."
 

Parmi ces tendances, les clients d’Indosuez citent la maison intelligente, la voix, la 5G, l’e-santé et toutes les approches commerciales innovantes dans l’accompagnement en magasin. "Je retiens la voiture autonome, la smart home, mais aussi tout ce qui est autour de la health tech", confirme Solveig Lenormand.  Avant, j’avais un site e-commerce, j’ai donc aussi été surprise par des solutions des reconnaissance faciale et quelques logiciels de fintech".


Des clients satisfaits

Alors, objectifs atteints ou pas ? "Des contacts ont été pris et on va les accompagner dans la démarche. Chacun est reparti avec beaucoup de cartes de visites", assure Guillaume Rimaud.

Quant aux potentiels investissements, deux semaines après son retour de Las Vegas, Solveig Lenormand avait encore besoin de prendre du recul par rapport aux start-up rencontrées : "Nous, c’était vraiment l’angle tech qui nous intéressait. Quelques start-up m’ont marquée. Certains ont des produits BtoB intéressants comme des logiciels 3D pour le marketing, ou des casques de réalité virtuelle… Une phase d’analyse est maintenant nécessaire." Mais sur ce point, pas question pour la banque de prendre parti : "On ne fait pas de conseil", martèle Bertrand Miserey, responsable des Marchés de l'Innovation.
 

Cerise sur le gâteau : "Le fait de passer 5 jours avec eux à Las Vegas, cela crée des liens avec notre banque. Cela nous fidélise", assure Solveig Lenormand.


Une démarche globale

"C’est l’écosystème du groupe Crédit Agricole et du réseau Village by CA qui est moteur et dans lequel on s’est complètement inscrit qui nous permet de proposer cette expérience du CES à nos clients", insiste Guillaume Rimaud.


Car cette initiative s’inscrit en effet dans une démarche plus large de mise en relation entre clients de la banque et start-up initiée en 2017. "On met en relation nos clients avec les start-up qui sont hébergées au sein du réseau Village by CA, soit de près de 600 start-up", explique Bertrand Miserey. "Nos clients veulent apporter leurs compétences, leur carnet d’adresses, leur expérience de chef d’entreprise. Ce qui les motive en tant que chef d’entreprise, c’est de transmettre ce besoin, d’aider au développement et à la réussite de ces entreprises".
 

"Entre notre présence au CES 2018 et 2019, à Viva Tech, la communication de nos collaborateurs, et de nos clients, notre Club entrepreneuriat et innovation… ça commence à porter ses fruits et ça donne de plus en plus de sens à cette action", se félicite-t-il.  En deux ans, Indosuez a ainsi permis 20 opérations d’investissement ou de mentorat. "Quand on compare à un fonds d’investissement, on est à peu près sur le même rythme. Les montants sont un peu différents mais pour autant nos clients sont des investisseurs généreux", exprime-t-il. Les tickets moyens s’élèvent à 200 000 euros, soit "nettement supérieur à la moyenne de ceux des business angels".


"On est très fier de constater qu’on est la seule banque de gestion de fortune française à proposer ça à des clients entrepreneurs", se félicite Guillaume Rimaud…  Et vu les retours, l’idée risque de germer dans la tête des concurrents…

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media