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Pourquoi la fusion Sopra - Steria fait vraiment sens

Inattendue, la fusion des entreprises de services numérique française Sopra et Steria, annoncée par communiqué le 8 avril, ne surprend pour autant personne. Tant elle va dans le sens du marché. Explications.
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Pourquoi la fusion Sopra - Steria fait vraiment sens
Pourquoi la fusion Sopra - Steria fait vraiment sens © DR

C’est un rapprochement particulièrement intelligent ! ", commente un acteur du marché du service numérique. La fusion annoncée de Sopra (1,35 milliard de chiffre d’affaires) et Steria (1,75 milliard d’euros), pour former un poids lourds du service numérique de 3,1 milliards d’euros, employant 35 000 personnes dans 24 pays, fait en effet vraiment sens. D’abord, parce qu’avec la transformation numérique à marche forcée des entreprises, les grands groupes ont besoin d’aller vite. Pour cela ils délèguent de plus en plus des pans entiers de leurs process numériques et rationnalisent leur portefeuille de fournisseurs. Le marché de ESN (entreprises de services numérique) se joue désormais en deux catégories :  une ligue 1, nationale, avec des acteurs plutôt spécialisés. Et une ligue des champions, internationale, qui compte une dizaine d’acteurs parmi lesquels Capgemini, Atos, IBM, CSC, Wipro… Séparés, Sopra et Steria étaient un peu entre les deux. En fusionnant, ils peuvent entrer jouer dans la ligue des champions des ENS.

Nous sommes devant une révolution digitale, avec une transformation des business modèles. Nous sommes là pour y répondre et structurer ces changements, expliquait Pascal Leroy, le directeur général de Sopra group, lorsque d’une conférence du G9+. Les ENS ont longtemps fourni de la compétence. Aujourd'hui les entreprises  sont aussi compétentes que nous. Elles attendent de nous une vision d'ensemble et de pouvoir prendre une partie de leur activité. "

deux groupes complémentaires

En fusionnant avec Steria, Sopra devrait plus facilement relever ces nouveaux défis. "C’est un mouvement plutôt offensif. Mais l’histoire reste à écrire", observe Vincent Gelineau, expert du cabinet PAC. Pour ce dernier, les complémentarités des deux groupes sont certaines. "En fusionnant, les deux groupes devraient remonter dans la chaîne de valeur chez leurs clients et aller au delà de la gestion de l’infrastructure et des application pour aller jusqu’à l’externalisation complète de processus métier, avec une offre complète, alors qu’ils avaient chacun des trous dans leur raquette." Steria étant plutôt fort à l’international, dans l’infrastructure et le business process management, grâce à l’acquisition d’un acteur anglais. Sopra étant plutôt en pointe au niveau applicatif.

Comme toujours, "le plus gros enjeu réside dans la capacité à gérer la fusion et à porter vers le client une offre sans couture", rappelle Vincent Gelineau. La réussite de la fusion résidera également dans la capacité du nouveau groupe à développer  les nouveaux métiers nécessaires à l’accompagnement de leur client dans la révolution numérique. "La révolution est chez nos clients, mais aussi chez nous", prévenait Pascal Leroy il y a un mois. Une manière d’annoncer la fusion avec Steria ?

Aurélie Barbaux

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