Pourquoi la SNCF a choisi IBM et Watson pour ses projets IoT

A l'occasion de l'inauguration de son centre européen Watson IoT, IBM a annoncé le 16 février 2017 la signature d'un contrat de trois ans avec la SNCF. La société ferroviaire française utilisera le cloud et l'intelligence artificielle de l'Américain pour connecter des objets et capteurs sur le réseau et en exploiter les données.

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Pourquoi la SNCF a choisi IBM et Watson pour ses projets IoT

Au pays de la Deutsche Bahn et de l'industrie 4.0, c'est avec un Français qu'IBM a annoncé la signature d'un contrat portant sur l'IoT. La SNCF va en effet utiliser le cloud d'IBM et son système cognitif Watson pour équiper son réseau et ses gares de capteurs et d'objets connectés. Un contrat de trois ans renouvelable pour deux années supplémentaires.

poursuivre les tests liés à l'iot

La société ferroviaire tricolore a choisi l'Américain après avoir évalué "20 à 30 plates-formes" sur "une trentaine de critères", indique le CTO d'eSNCF Raphaël Viard. "Nous voulions nous prémunir de l'obsolescence technologique, indique-t-il. Nous souhaitions aussi combiner cloud privé avec localisation des données en France et cloud public". La SNCF va utiliser Bluemix, le cloud d'IBM, comme passerelle entre les capteurs déployés sur le réseau et son propre système d'information. Un outil de visualisation baptisé "Cockpit" va également être développé. Watson permettra de mixer les données "classiques" de l'entreprise (comme la télémétrie des trains) avec celles remontées par les capteurs.

Ce partenariat intervient alors que la SNCF multiplie les tests de capteurs dans plusieurs régions de France, notamment en Midi-Pyrénées avec la start-up Intesens (pour des capteurs de température sur les rails). Des Corail d'ancienne génération vont aussi voir leurs portes équipées de capteurs connectés fabriqués par Eolane pour vérifier leur fermeture. 200 trains du réseau Transilien sont également équipés de 2 000 capteurs permettant de remonter 70 000 informations chaque mois.

Des expérimentations avec quelques centaines d'objets à chaque fois. Le passage à l'échelle industrielle n'est pas pour tout de suite car il faut éprouver les capteurs et évaluer la valeur ajoutée des solutions connectées. "Il est trop tôt pour estimer que les procédures de sécurité puissent être drastiquement changées grâce à l'IoT", reconnaît Raphaël Viard.

une variété de réseaux IoT et technologies

L'entreprise n'a pas encore trouvé le bon mix entre protocoles de communication pour couvrir tous les cas d'usage liés à la maintenance prédictive. "Pour un capteur de température dans une zone isolée, Sigfox est le bon choix. Mais Sigfox ne fonctionne pas dans un train lancé à 100 km/h. Pour la couverture loin à l'intérieur des bâtiments, nous utilisons LoRa. Nous attendons aussi l'arrivée du NB-IoT. Chaque technologie a ses usages". Les équipes de la SNCF vont co-développer la plate-forme Watson dédiée à la gestion des systèmes ferroviaires avec celles d'IBM pour couvrir tous ces nouveaux cas d'usage.

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