Pourquoi les conditions de travail chez Amazon nous fascinent-elles tant

Mais pourquoi donc dès qu'Amazon tousse, le Web s'enflamme, s'interroge un journaliste de Fast Company, le magazine préféré des créateurs et dirigeants de start-ups made in USA ?

Parce qu'il touche à une idée ancrée dans la communauté des techs : si tu travailles dur, tu seras récompensé.

Or, rien n'est moins sûr pour notre subversif journaliste, qui plaide pour une semaine de ... 50 heures maximum.

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Pourquoi les conditions de travail chez Amazon nous fascinent-elles tant
Chez Amazon, les camions sont verts mais les salariés voient rouge.

L'excellent magazine américain Fast Company (l'équivalent de L'usine nouvelle pour la Californie) revient dans l'article "Why we're so obsessed with amazon's work Culture", sur l'enquête du New York Times sur les conditions de travail chez les cadres d'Amazon et les réactions qu'elle a suscitées. Pas pour infirmer l'enquête des journalistes ou les dénégations du PDG d'Amazon mais pour s'interroger sur les raisons pour lesquelles tout ce qui se passe chez le géant du Web produit un écho immédiat.

L'auteur de l'article, Joe Lazauskas s'interroge : est ce que travailler chez Amazon est aussi pénible que de rester envers et contre tout dans une relation amoureuse "foireuse" ?

Il voit dans le ramdam fait autour des conditions de travail des cadres d'Amazon un écho à la conviction partagée dans la communauté des start-up aux Etats-Unis qu'on ne peut pas réussir quelque chose de grand sans travailler autant.

Pourtant, note l'auteur qui dirige aussi une entreprise, le standard d'une semaine de 80 heures de travail est un leurre. Et de rappeler que des études ont montré qu'au-delà de 50 heures par semaine, la hausse de la durée de travail est décroissante et même contre productive. Travailler plus rapporte de moins en moins passé ce niveau.

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