Les enchères en vue de l'attribution des fréquences 5G repoussées du fait du coronavirus

Selon nos confrères des Echos et de 01Net, les enchères en vue de l’attribution des fréquences 5G aux opérateurs télécoms français seraient repoussées en conséquence de la crise sanitaire autour du Covid-19. L’Arcep n’avance aucune nouvelle date précise. La France prend, de fait, un peu plus encore de retard par rapport à ses voisins européens.

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Les enchères en vue de l'attribution des fréquences 5G repoussées du fait du coronavirus

Actualisation (17/03/2020) : L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) a confirmé à nos confrères des Echos et de 01Net avoir décidé ce mardi 17 mars 2020 du report des enchères en vue de l’attribution des fréquences 5G aux opérateurs télécoms français. Alors que celles-ci étaient attendues pour la mi-avril, le régulateur des télécoms assure aujourd’hui vouloir "étudier différents scénarios de reports pour être prêts le moment venu". Mais les premières offres commerciales ne pourront être lancées à l'été, comme envisagé.

Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free ne seraient pas particulièrement déçus de cette annonce, face aux nombreux engagements qu’ils doivent déjà tenir en matière de déploiement de la 4G. Les acteurs du secteur sont aussi toujours dans l’attente d’autorisations officielles pour exploiter des équipements Huawei dans le cadre de la nouvelle norme de téléphonie mobile. Depuis la semaine dernière, des rumeurs laissent à penser que ceux-ci pourraient être autorisés en périphérie et interdits dans le cœur du réseau. Avec cette décision, la France prend un peu plus encore de retard sur ses voisins… alors même que la Commission européenne impose aux Etats-membres une attribution des fréquences d’ici à la fin 2020.

Article original : Cela se profilait à l’horizon. En France, la 5G va prendre encore un peu plus de retard. Les enchères en vue de l’attribution des fréquences aux opérateurs télécoms pourraient n’avoir lieu qu’en mars 2020, alors qu’elles étaient initialement programmées pour le mois de janvier selon Reuters. Ce report tiendrait à la discussion qui se tient actuellement entre le ministère des Finances et l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) au sujet du prix et de la taille du spectre à allouer. Des arbitrages politiques qui tardent donc à arriver.

DE LéGèRES DIVERGENCES

Selon l'agence de presse, qui tient ses informations de sources proches du dossier, aucune des deux institutions n’a souhaité confirmer l’information. "Tout n’a pas encore convergé entre l’Arcep et le gouvernement, a néanmoins déclaré l’une des personnes interrogées. Ça ne devrait plus tarder, mais c’est quand on entre dans les derniers détails de la procédure que les difficultés apparaissent."

Pour rappel, la procédure devrait se tenir en deux temps : une première série de blocs – probablement comprise entre 50 et 60 MHz – serait cédée à un prix fixe, tandis qu’une seconde série – entre 250 et 260 MHz – serait mise aux enchères à un prix plancher de "près de 1,5 milliard d’euros", d'après les chiffres actualisés de Reuters. Les bandes de fréquences devraient être allouées aux quatre acteurs principaux du secteur pour quinze ans.

Récemment, L’Usine Digitale rapportait que les "petits" opérateurs télécoms – Bouygues et Free – ont fait part de leurs craintes de se voir lésés face aux mastodontes Orange et SFR, bien plus fortunés. Le gouvernement a alors décidé de revoir les conditions d’attribution des fréquences pour être plus équitable envers tous les acteurs. Une décision qui pourrait ne pas être étrangère à ce report.

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