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Pourquoi PSA s’associe à IBM dans les voitures connectées

Le constructeur automobile PSA a conclu un nouveau partenariat avec le géant informatique IBM dans les voitures connectées. Objectif : développer et commercialiser ensemble des services innovants à destination des automobilistes, distributeurs et entreprises sur un modèle de partage des coûts et des revenus.

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Pourquoi PSA s’associe à IBM dans les voitures connectées
Pourquoi PSA s’associe à IBM dans les voitures connectées © PSA

PSA Peugeot Citroën passe à la vitesse supérieure dans la voiture connectée. Pour accélérer le développement de services innovants à destinations des automobilistes, distributeurs et entreprises, le constructeur automobile français s’allie au géant informatique américain IBM. L’accord de partenariat, annoncé le 22 avril 2015, porte sur 7 ans. Une durée inhabituelle par son ampleur qui témoigne de l’engagement stratégique des deux partenaires sur le sujet.

"Nous sommes mobilisés ensemble depuis plusieurs trimestres déjà et nous commençons de notre coté à commercialiser auprès des entreprises les premiers services", confie Patrick Chigard, responsable du développement business dans l’industrie chez IBM France, qui reste discret sur le nombre et la nature des services en question. De son coté, PSA commercialise déjà cinq services, dont l’appel d’urgence, la localisation du véhicule en cas de vol, ou encore la gestion de flotte. Depuis le début de l’année, il propose également sa plateforme Easy Car Apps aux développeurs pour la création d’applis mobiles. "Nous combinons nos domaines d’expertises pour mieux valoriser nos données et créer des services novateurs, comme l’information de trafic aux villes", explique Brigitte Courtehoux, directrice Services connectés et mobilité chez PSA Peugeot Citroën. 

"Les services disponibles jusqu’ici s’appuient sur les seules données fournies par la prise VDO des véhicules, affirme de son côté Patrick Chigard. Ceux que nous développons avec PSA bénéficient de toutes les données des voitures connectées. Ils sont accessibles, non seulement via le smartphone comme c’est souvent le cas aujourd’hui, mais aussi sur le terminal automobile ou le PC. Nous voulons toucher l’utilisateur dans toutes les situations de mobilité."

Partage des coûts et des revenus

Il y a un an, la marque au lion avait déjà conclu un accord avec IBM pour se faire aider à construire une plateforme big data de collecte et traitement de données issues de ses véhicules connectés. Cette plateforme est déjà en place. "On n’en est qu’au début, confie Brigitte Courtehoux. On va continuer à l’étendre à fur et mesure des projets." C’est sur cette plateforme que les deux partenaires s’appuient pour développer les services de demain. IBM apporte son expertise dans l’analyse des données et ses entrées chez les grandes entreprises. En France, le groupe dispose de plusieurs dizaines de Data Scientists, alors que PSA n'en compte qu'un seul dans l’équipe de 50 personnes de Brigitte Courtehoux à Poissy.

Le développement est mené par des équipes conjointes au centre de développement de PSA Peugeot Citroën à Poissy. Le nombre de personnes mobilisées par IBM peut atteindre 4 à 10 personnes selon les projets. La commercialisation est partagée de façon pragmatique : à PSA les services à destination de ses clients habituels (automobilistes, distributeurs, gestion de flotte…), à IBM les services pour grandes entreprises et collectivités locales. Le modèle réside dans le partage des coûts et des revenus.

Une priorité stratégique

Les données collectées et ingérées seront également mises à la disposition de partenaires tiers qui pourront les exploiter pour créer des services personnalisés. Selon quel modèle ? Là encore, Patrick Chigard reste peu disert : "Le marché de l’Internet des objets est en pleine expansion.Tout le monde se positionne. Celui qui apportera une innovation en termes de service, d’usage ou de modèle aura un avantage concurrentiel déterminant."

Pour IBM, ce partenariat s’inscrit dans une démarche faisant de l’Internet des objets une priorité stratégique. Avec à la clé, un investissement de 3 milliards de dollars sur quatre ans.

Ridha Loukil

 
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