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Premier mouvement social des livreurs à vélo à Paris, Lyon et Bordeaux

Les livreurs à vélo veulent s'organiser collectivement pour engager le dialogue avec les plates-formes de livraison. Un premier syndicat est en cours de constitution et des rassemblements sont organisés ce 15 mars à Paris, Lyon et Bordeaux.
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Premier mouvement social des livreurs à vélo à Paris, Lyon et Bordeaux
Premier mouvement social des livreurs à vélo à Paris, Lyon et Bordeaux © ProfDEH - Wikimedia commons

Après les chauffeurs VTC, c'est au tour des livreurs à vélo de se mobiliser en France pour réclamer une meilleure rémunération et une amélioration de leurs conditions de travail. Ils sont appelés à se déconnecter symboliquement et à se rassembler ce 15 mars à Paris, Lyon et Bordeaux en fin de journée.

 

Objectif : se regrouper pour engager le dialogue avec les plates-formes du secteur, comme Uber Eats, Foodora, Deliveroo, Stuart… Plusieurs associations de livreurs, formées après la faillite de Take Eat Easy à l'été 2016, soutiennent cet appel, comme Le Club des coursiers lyonnais et Fusées vertes à Lyon. A Bordeaux, la CGT travaille à la création d'un syndicat des livreurs à vélo.

 

Un avant et un après "take eat easy"

La faillite du service de livraison de repas belge Take Eat Easy en 2016 a été un électrochoc pour beaucoup de livreurs à deux roues. "J'ai compris que je n'étais qu'une donnée dans ce système", confie Arthur, cycliste lyonnais. D'où la nécessité de "réinventer une nouvelle forme de syndicalisme" pour peser face aux plates-formes, juge-t-il.

 

Il n'est apparemment pas le seul à estimer qu'il n'a de "travailleur indépendant" que le nom, de par le lien de subordination qui le lie aux plates-formes. Les sujets de préoccupation exprimés par les livreurs à vélo sont assez proches de ceux de leurs collègues VTC : absence de dialogue sur la rémunération (qui peut changer chaque semaine, voire chaque mois), déconnexions arbitraires, absence de règles communes au secteur. "Nous sommes obligés de porter un uniforme aux couleurs de la marque, mais nous ne sommes pas rémunérés pour cette prestation publicitaire, on doit même payer pour ça avec une caution de 150 euros", dénonce Arthur. Pour lui, le statut d'indépendant n'est qu'une façon, pour les plates-formes, de s'exonérer du paiement des cotisations sociales et de contourner la législation sur le travail.


Cette nouvelle forme de mobilisation peut-elle prendre ? Les revendications des VTC et des livreurs à vélo peuvent-elles converger, et faire écho en pleine campagne présidentielle ?

 

La possibilité d'un dialogue ?

Contacté par L'Usine Digitale, Deliveroo France dit "encourager toutes les initiatives visant à dialoguer avec les partenaires livreurs, tant que la représentativité est respectée et que l'esprit se veut constructif". Uber doit rencontrer les chauffeurs VTC ce 15 mars pour discuter du thème sensible des rémunérations. Pourrait-il intégrer les livreurs à vélo à la discussion ? Tout dépendra sans doute de l'ampleur de la mobilisation lancé ce 15 mars.

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