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Presque toutes les applications européennes de traçage du Covid-19 bientôt compatibles, mais pas StopCovid

Vu ailleurs 18 Etats européens, à l'exclusion de la France et de la Hongrie, pourront bientôt échanger les données issues de leurs applications nationales de traçage du Covid-19. La Commission européenne souhaite favoriser ce partage de données entre les applications répondant à une architecture décentralisée.
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Presque toutes les applications européennes de traçage du Covid-19 bientôt compatibles, mais pas StopCovid
Presque toutes les applications européennes de traçage du Covid-19 bientôt compatibles, mais pas StopCovid © StopCovid

La Commission européenne souhaite permettre le partage de données entre différentes applications européennes de traçage du Covid-19. Toutefois, seules les applications ayant une architecture décentralisée pourront contribuer à échanger leurs données, explique BFM. La France et son application StopCovid, qui a opté pour un protocole centralisé d'échange des informations, ne pourra donc pas rejoindre cette plateforme. Tout comme la Hongrie.

18 applications européennes concernées
Au total, 18 Etats européens ont fait le choix d'une architecture décentralisée pour leurs applications nationales. A l'instar de l'Italie, ce choix repose souvent sur l'API codéveloppée par Google et Apple qui permet l'interopérabilité entre les smartphones Android et les iPhones. La France, quant à elle, a écarté cette API pour des raisons de "de souveraineté sanitaire et technologique", expliquait le secrétaire d'Etat chargé du Numérique Cédric O au début de la crise. En Allemagne, l'application de traçage a rencontré un certain succès et a été téléchargée 16 millions de fois. Au contraire, StopCovid a été téléchargée par moins de 2,5 millions de personnes en France.

La Commission européenne a conclu un partenariat avec les entreprises allemandes T-Systems, dont la maison-mère est Deutsche Telekom, et SAP, explique BFM. Ces entreprises doivent l'aider à concevoir et développer une plateforme sur laquelle les alertes émises pourront être échangées et partagées entre les pays selon leur pertinence. Mais elle ne devrait pas voir le jour avant la fin des vacances d'été. Au global, l'efficacité réelle des applications de backtracing reste encore floue. Elles ont donné de bons résultats dans certains pays asiatiques, comme Taïwan, mais dans des conditions très différentes de celles des pays européens.

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