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Prism, l’incubateur de projets polynésiens, présente sa quatrième promotion

Trois ans après son lancement, Prism a présenté sa nouvelle promotion de start-up. L’occasion de faire le point sur l’incubateur de projets polynésiens avec Capucine Moyrand, responsable de ce projet porté par la CCISM, ses évolutions, et ses attentes.
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Prism, l’incubateur de projets polynésiens, présente sa quatrième promotion
Prism, l’incubateur de projets polynésiens, présente sa quatrième promotion

Au Digital Festival Tahiti, qui se tient jusqu’au 19 octobre à Papeete, les start-up polynésiennes bénéficient à juste titre d’une exposition de choix qui leur permet d’expliquer leurs solutions au grand public et aux professionnels. Certaines d’entre elles sont passées par Prism. D’autres font partie de la quatrième promotion de l’incubateur de projets polynésiens, lancé en 2017 par la CCISM de Polynésie française (Chambre de Commerce, d'Industrie, des Services et des Métiers).

 

Après un appel à projets, 48 candidatures reçues, 14 projets présélectionnés, un bootcamp et un pitch final devant un jury, 8 nouveaux entrepreneurs et leurs projets ont été retenus pour nouvelle promotion. Parmi celles-ci, dont le nom a été dévoilé il y a quelques jours, Foodease, une plate-forme de commande en ligne de plats à emporter, ou encore Tama'a Box, un système de boîtes en verre consignées à destinations des consommateurs et des restaurateurs. "Les entrepreneurs polynésiens sont très orientés social business, résume Capucine Moyrand, responsable de Prism. Il y a beaucoup de solutions à impact social et environnemental".

 

Si cette nouvelle sélection se distingue effectivement par un nombre conséquent de solutions durables, les trois ans d’expérience ont permis d’identifier des secteurs plus favorables au succès que d’autres. "Le tourisme et la culture sont très porteurs, poursuit Capucine Moyrand.

 

Priorité : se confronter au terrain

Comme lors des premières promotions, les start-up vont être accompagnées pendant 6 mois. Priorité : les aider à prototyper leur projet et à la commercialiser, plutôt que les mobiliser sur un business plan. Une vision qui permet aux entrepreneurs de se concentrer sur le produit ou le service et de le confronter à la réalité du terrain. Pour autant, en trois ans, le programme a évolué. "On les encourage davantage à se structurer en équipe, poursuit-on chez Prism. C’est un facteur clé de succès".

 

Autre prise de conscience, et non des moindres : des solutions à succès en métropole ne peuvent pas forcément être dupliquées à l’identique sur l’archipel du Pacifique. L’application Terenia.io a été ainsi mise au point pour proposer une nouvelle plate-forme de covoiturage pour la Polynésie. Ambition de son jeune créateur Javan Rehiti : devenir le Blabacar polynésien pour permettre aux jeunes sans permis ou sans voiture de se déplacer. Un projet complexe à mettre en œuvre sur un territoire où les jeunes et les actifs dont le salaire est situé en dessous d’un certain seuil ne disposent pas de carte de paiement en ligne. Le projet n’est pas pour autant abandonné, mais devrait pivoter vers un autre système de règlement, via SMS.

 

Des défis à relever

Parmi les défis identifiés par la structure, qui repose sur deux personnes au sein du CCISM, "accorder le milieu de la recherche et de l’entreprenariat et trouver davantage de fonds". Sur ce dernier point, le CCISM a lancé l’été dernier une compétition baptisée Start-up Cup Polynésie et dotant trois jeunes pousses polynésiennes de fonds de dotation pour démarrer.

 

Dernier souhait : tisser des liens avec la communauté FrenchTech. "Notre législation est très contraignante, regrette Capucine Moyrand. Ici, les sociétés n’ont pas de numéros SIRET, pas de statut SAS (Statut par action simplifié, NDLR). Il y a des barrières difficiles à lever du fait de notre réglementation qui n’est pas adaptée". Labellisée communauté french depuis avril, la French Tech Polynésie attend beaucoup des experts métropolitains pour lever un certain nombre de freins.

 

Pour autant, la réussite est bien là. Des jeunes pousses comme 17 Sud Composites, qui construit des pirogues à voile composites, et Speak Tahiti - Para Parau Tahiti, une solution dédiée à l’apprentissage de la langue polynésienne, sont désormais créatrices d’emplois. 20 start-up ont été accompagnées depuis le lancement de Prism, et 550 000 euros ont été levés.

 

PRISM PROMO#4
• To'a natural tahitian surfscreen produit un stick solaire 100 % naturel et fabriqué à Tahiti.
• Foodease est  une plateforme de commande en ligne de plats à emporter.
• Seedout fenua est une application ludique qui permet de financer sa compensation carbone.
• Still good est une solution permettant aux commerçants de réduire leurs pertes alimentaires et de toucher une nouvelle clientèle. Il s’agit d’une application mobile géolocalisée qui connecte en temps réel les commerces de proximité aux consommateurs autour d’eux afin de vendre à temps leurs stocks de produits frais sous forme d’offres flash exclusives.
• Try Tahiti est une plateforme d'achat en ligne qui vise à démocratiser l’accès aux produits éco-responsables, valoriser l’artisanat local et la production Made in Fenua.
• Hello scoot est un service qui propose la location de scooters électriques en libre-service rechargés par l'énergie solaire.
• Concretement design est un atelier de fabrication pour développer des objets de décoration responsables et durables, au design moderne, proche de notre territoire et de notre culture.
• Tama'a box propose un système de boîtes en verre consignées à destinations des consommateurs et des restaurateurs.

 

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