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Protéger l’Internet industriel des objets devrait être une priorité nationale !

Les systèmes d’automatisation et de contrôle industriels sont aujourd’hui de plus en plus connectés au réseau de l’entreprise. Pour David Grout, directeur technique Europe du Sud d’Intel Security, les technologies de l’Internet des Objets offrent un potentiel industriel incroyable à condition d’être sécurisées par les entreprises et protégées également au niveau national. Dans cette tribune, il donne des pistes pour que les potentielles failles de sécurité ne compromettent pas le dynamisme de transformation des entreprises industrielles.
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Protéger l’Internet industriel des objets devrait être une priorité nationale !
Protéger l’Internet industriel des objets devrait être une priorité nationale ! © LoRa Alliance

Qu’il s’agisse d’optimisation des opérations, de réduction des coûts ou d’amélioration de la sécurité, l’Internet des Objets (ou Internet of Things, IoT) ouvre un champ infini de possibilités aux industriels. Pourtant, les menaces informatiques ciblant les installations industrielles sont devenues une préoccupation grandissante.

 

Pour protéger leurs actifs et collaborateurs, les entreprises requièrent aujourd’hui des solutions de sécurité adaptées aux problématiques de leurs environnements industriels. En effet, les systèmes d’automatisation et de contrôle industriels exigent une disponibilité, une fiabilité et une sécurité à toute épreuve. Pour cela, une collaboration plus étroite entre industriels, développeurs en sécurité, vendeurs de procédés industriels mais aussi  avec l’État est cruciale.

 

L'’Internet industriel des objets difficile à sécuriser

À l’inverse d’un PC, les données gérées et transmises aux outils connectés doivent être catégorisées et contrôlées afin de réduire la possibilité et l’impact d’une brèche de sécurité informatique. Pour maintenir l’intégrité du système, une liste "blanche" des codes et applications autorisés à fonctionner sur ces outils est donc nécessaire.

Or, aujourd’hui, ces systèmes peuvent être séparés du réseau interne ou connectés par intermittence, rendant leur installation et mise à jour difficiles. Le fait est qu’ils devraient être en mesure de fonctionner de façon identique et ce indépendamment de leur environnement (connectés, déconnectés, isolés) et sans nécessiter de mises à jour régulières.

 

En outre, à la vue de l’adhésion que connaît l’IoT, la protection individuelle d’un outil est peu probable. Les outils de gestion et d’exécution sont nécessaires pour s’assurer que seuls les changements autorisés sont opérés dans les outils, sans avoir à les revoir individuellement.

Finalement, en cas de problème, les outils d’analyse et de corrélation d’événements doivent alarmer en temps réel les équipes chargées de la sécurité, sans les submerger d‘alertes pour des événements mineurs.

 

pour un système national de défense

C’est notamment le constat présenté récemment par une enquête Aspen Institute qui révèle que pour 76 % des spécialistes de l’IT interrogés travaillant dans des entreprises dotées d’infrastructures critiques, un système de défense nationale devrait agir en cas de cyberattaques à l’encontre d’infrastructures vitales sur son territoire.

 

Aussi, une collaboration de l’ensemble des acteurs concernés permettrait de valider des solutions de sécurité pour les processus industriels, qui pourraient ainsi être déployés plus rapidement sans avoir à sacrifier la sécurité et la fiabilité. Le potentiel de productivité des systèmes de contrôle et d’automatisation industrielle est important pour assurer le futur des industries manufacturières. En maîtrisant les enjeux liés à la cybersécurité de l’ensemble des infrastructures critiques, les équipes de sécurité participeront et supporteront le dynamisme de l’industrie au niveau national.

David Grout, Directeur Technique Europe du Sud – Intel Security

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