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PSA multiplie les services

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PSA multiplie les services
Pour PSA, l’interface homme-machine est essentielle à l’entrée du numérique dans l’habitacle.

Des voitures comme des box internet, c’est la vision portée par Brigitte Courtehoux, la responsable du département véhicules et services connectés chez PSA. Dans différents films, le constructeur français met en scène un véhicule du futur qui serait à la fois objet connecté et voiture à quatre roues, à bord duquel il sera possible de régler le chauffage de son appartement ou de laisser ses vêtements à un service de pressing connecté, qui viendra les récupérer pendant les heures de bureau. "PSA est précurseur dans le numérique, car il était leader dans la télématique, précise Jean-Pierre Dumoulin, directeur technique et expert en big data chez PSA. Nous avons déjà plus d’un million de véhicules connectés sur la route."

Au début des années 2000, le français monte une coentreprise avec Vivendi pour embarquer internet dans ses véhicules. La coentreprise s’arrête au bout de deux ans, mais le groupe fait partie, en 2003, des premiers en Europe à proposer sur certains véhicules un système d’appel d’urgence. Les voitures sont alors connectées à internet avec une carte SIM. Étape suivante : le lancement, en 2012, du Peugeot connect apps et du Citroën multicity connect, des plates-formes de services avec applications développées par PSA. "Pour un constructeur, développer son propre OS n’a pas de sens", tacle un spécialiste du big data. Deux ans plus tard, comme d’autres constructeurs, le groupe semble toujours chercher son business model. Brigitte Courtehoux le reconnaît. "Le numérique est un sujet passionnant, passionné, mais il faut bien avouer que nous, constructeurs, sommes largués", affirme-t-elle.

Deux tendances, qui ont fait leurs preuves dans d’autres groupes, se dessinent. Le français se concentre sur l’interface homme-machine (IHM) pour développer la connectivité de ses véhicules et maximiser la relation client. "La Chine est en avance sur l’IHM. Ses développements inspireront les véhicules européens. Sur le système d’infotainment par exemple, il faut aller plus loin", souligne Pierre-Frédéric Lebelle, le vice-président R & D Asie. PSA cherche aussi à ouvrir plus largement ses données pour développer de nouvelles applications avec la plate-forme Car easy apps, le pendant du kit de développement de Ford. En effet, seuls 15 000 conducteurs se sont abonnés à Peugeot connect apps depuis 2012.

Pauline Ducamp

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