Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Purecontrol assure la régulation énergétique des automatismes industriels

Levée de fonds La start-up rennaise, qui vient de réunir 1,7 million d'euros, veut devenir un leader des solutions de régulation, supervision et pilotage des procédés industriels.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Purecontrol assure la régulation énergétique des automatismes industriels
Purecontrol doublera ses effectifs d’ici la fin 2022. © Purecontrol

Fondée en 2017 à Rennes, la start-up Purecontrol a développé une solution logicielle de régulation énergétique adaptée à tous les types d’automatismes industriels.  Des algorithmes d’intelligence artificielle permettent d’analyser le fonctionnement d’un équipement et de prédire ses besoins en fonction d’objectifs et/ou de facteurs environnants.

"Conçue comme un jumeau numérique avec des procédés de machine et deep-learning, la plateforme permet de contrôler et réguler un système industriel de manière efficiente afin d’en réduire les coûts opérationnels, énergétiques, mais aussi environnementaux", résume Claire Hardy, responsable marketing et communication de la start-up rennaise.

5 000 installations d’ici trois ans
Cette brique technologique, Geoffroy Maillard et Gautier Avril, les dirigeants de Purecontrol, l’ont initialement développée pour réguler la température des bassins de piscines. Mais c’est sur le marché des stations d’épurations qu’ils ont pu l’éprouver depuis près de 18 mois. Leur système permet d’adapter le fonctionnement de l’équipement afin d’avoir une conformité de l’eau en sortie du bassin, tout en réduisant sa consommation d’énergies de 5 à 20 %.

Aujourd’hui, la solution de Purecontrol est déployée sur 150 installations, dont une centaine de stations d’épurations. D’ici trois ans, 5 000 installations sont visées : des stations d’épurations, mais aussi des usines de traitement d’eau potable, d’incinération ou de méthanisation, des équipements où la régulation est complexe. En complément d’un forfait d’installation, la start-up se rémunère, via une commission, sur les gains financiers que sa solution engendre à ses clients.

D’autres marchés
S’appuyant sur une brique technologique pouvant s’adapter et s’implanter sur n’importe quel équipement industriel, la start-up n’entend pas s’arrêter à ces segments de marchés spécifiques. Purecontrol veut devenir un leader des solutions de régulation, supervision et pilotage des procédés industriels.

"Des discussions sont en cours avec des acteurs de l’agroalimentaire, la métallurgie ou encore la sidérurgie", précise Claire Hardy. La start-up a ainsi couplé sa solution logicielle à une caméra pour détecter les malfaçons sur une ligne de production de bouchons industriels.

Un tour de financement de 1,7 million d'euros
Pour atteindre cet objectif, la start-up vient de boucler une première opération financière d’un montant global de 1,7 million d'euros. En plus de Bpifrance et de banques, Geoffroy Maillard et Gautier Avril, qui développait l’entreprise en fonds propres, font entrer à leur capital de manière minoritaire, le business-angel Sylvain Richert et le groupe Okwind.

Basé à Torcé en Ille-et-Vilaine, Okwind est spécialisé dans la conception et la fabrication d’équipements dédiés à l’autoconsommation d’énergies renouvelables. L’entreprise a notamment mis au point un tracker photovoltaïque bi-axes sur mat s’inspirant par biomimétisme du fonctionnement du tournesol.

Les deux sociétés vont mutualiser leurs expertises pour propose une "offre nouvelle dans le management de l’énergie, alliant tracker solaire, outils de supervision d’Okwind (21 millions d'euros de chiffre d'affaires – 105 salariés) et la technologie logicielle de Purecontrol." Avec cette offre, ils visent sur le marché de l’autoconsommation des secteurs comme l’agriculture ou l’industrie ayant des profils de consommations électriques en feux continus. Depuis le début de l’année 2021, Purecontrol a triplé ses effectifs atteignant 16 salariés. L’équipe doit doubler d’ici la fin d’année 2022.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.