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Pydio veut sécuriser l'échange de données en entreprise

Fini l’échange de données entre collègues avec des logiciels non contrôlés par la hiérarchie : avec Pydio, les salariés d’une entreprise peuvent partager leurs dossiers en ligne, mais ce sont leurs supérieurs qui décident de qui pourra ou non les ouvrir. Un nouveau filet de sécurité pour les sociétés.
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Pydio veut sécuriser l'échange de données en entreprise
Pydio veut sécuriser l'échange de données en entreprise

Dropbox pour échanger de gros fichiers en ligne avec ses collègues de travail, c’est trop risqué. C'est le crédo de Pydio, pour Put your data in orbit. L’entreprise du même nom, créée en 2012 est venue présenter son produit dans l’espace Business innovation de l’Université d’été du Medef 2013. Elle avait été lauréate du trophée start-up du numérique en 2012.

Lancé il y a six mois, le service compte déjà plus d’un demi-million d’utilisateurs. De gros groupes, comme Apple, Nikon ou le fabricant de ski Technica optent pour ce système et le proposent à leurs employés, pour qu’ils échangent leurs dossiers.

La sécurité avant tout

Fiche d'identité de Pydio

Date de création : 2012
PDG : Charles du Jeux
Nombre d’employés : 8
Implantation : Paris 10ème

 

Lorsque ses salariés échangent des fichiers via Dropbox, par exemple, l’entreprise en perd le contrôle. Les dossiers se promènent librement sur Internet et sur les boites mails des utilisateurs. Pydio règle ce problème : la société supervise entièrement le système. "Elle décide des personnes qui vont avoir accès à tel fichier et pas à tel autre", explique Axel Adida, cofondateur de Pydio. "Lorsque les employés quittent leur poste dans le groupe, il suffit de leur couper l’accès aux fichiers. Avec Dropbox, ce n’est pas possible."

Pydio est un logiciel en open source : n’importe qui peut avoir accès au code. Les entreprises peuvent ainsi vérifier qu’il ne contient aucun virus et autres logiciels malveillants avant de l’installer sur leur serveur. L’outil est diffusé gratuitement à des milliers d’utilisateurs. Ils testent le produit et ses mises à jour et signalent les éventuels problèmes aux concepteurs.

Une application mobile gratuite

La start-up ne cible que des sociétés. Elle leur vend le "branding" de l’outil, c’est-à-dire qu’elle crée, pour chaque client, un fond spécifique avec le nom de l’entreprise, ses couleurs... "Notre propre marque, Pydio, n’apparait pas sur l’application qu’utilisent les salariés d’un groupe", précise Axel Adida.

La start-up s’occupe aussi du bon fonctionnement de l’outil dans les serveurs des entreprises clientes : "si Pydio est incompatible avec un logiciel utilisé par les ordinateurs d’un groupe, nous leur envoyons une solution très rapidement", souligne Axel Adida.

La start-up vend enfin à ses clients une application mobile qui peut être téléchargée gratuitement par les employés de l’entreprise. Pour 1000 utilisateurs, l’ensemble de ces services coûte 4999 euros par an.

Lélia de Matharel

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