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Quand les fintechs draguent les PME

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Analyse De plus en plus de fintechs développent des solutions dédiées aux PME. En France, la néobanque Qonto a déjà séduit 5000 entreprises. D'autres fintechs couvrent des segments plus précis comme le paiement, le financement ou encore la gestion des dépenses. Toutes attirent les investisseurs.

Quand les fintechs draguent les PME
Les cofondateurs de la néobanque Qonto, Alexandre Prot et Steve Anavi. © That's Him Photography

Solution de paiement, plateformes de financement, simplification des systèmes de paie et de la comptabilité, assurances et offres bancaires ad hoc… Les solutions fintech dédiées aux PME se multiplient. Leur promesse : faciliter la vie des petites et moyennes entreprises pour leur permettre de se concentrer sur le cœur de métier. Un marché à fort potentiel, notamment en France où le tissu économique est majoritairement constitué de ces petites structures avec 3,8 millions de PME répertoriées en 2015.

 

5000 entreprises clientes pour la néobanque Qonto

"Lorsque j'ai créé Smokio, ma première entreprise, avec mon associé, nous avons dû déposer notre capital, gérer les comptes de l'entreprise, les relations avec nos fournisseurs, etc. Et lors de cette première expérience, nous nous sommes rendu compte que les banques traditionnelles étaient chères, peu transparentes et proposaient des outils peu adaptés pour les petites entreprises", raconte Alexandre Prot, désormais à la tête de la néobanque Qonto, que nous avons rencontré au Paris Fintech Forum.

 

"Notre mission est de faciliter la gestion financière et administrative courante des petites entreprises", explique Alexandre Prot. Qonto a ainsi été conçue pour répondre aux besoins des structures de 1 à 100 collaborateurs. Elle permet d'ouvrir un compte entreprise depuis une interface web ou mobile, avec une ou plusieurs cartes bancaires auxquelles s'ajoutent plusieurs outils pour la comptabilité, le suivi du budget ou encore la prévision de trésorerie. Créée en avril 2016 et lancée officillement en juillet 2017, la néobanque emploie aujourd'hui 57 collaborateurs et revendique 5000 entreprises clientes. "Notre objectif est de compter des dizaines de milliers d'entreprises clientes d'ici la fin de l'année", précise l'entrepreneur.

 

TrustBK dans les starting-blocks

Un succès qui ne passe pas inaperçu et qui réveille la concurrence. La néobanque allemande N26 positionnée sur un marché B2C ne cache pas son ambition de développer, à court terme, une offre dédiée aux entreprises. Par ailleurs, selon Les Echos, Jean Daniel Guyot, le cofondateur de la start-up Captain Train, plancherait sur la création d'une banque qui viserait spécifiquement les besoins bancaires des PME européennes. Nom de code du projet : TrustBK.

 

Les néobanques ne sont pas les seules à faire la cour aux PME. Si Qonto et TrustBK revendiquent une offre complète, d'autres fintechs se sont spécialisées sur certains segments. C'est le cas de la start-up Lendix, leader tricolore du financement par la dette et qui a justement publié un livre blanc sur le sujet en décembre 2018 (La révolution fintech au service des PME européennes). Son concurrent Wesharebonds a récemment levé 12 millions d'euros.

 

Financement, paiement, gestion des dépenses... et assurance

Signe du dynamisme du marché : l'intérêt marqué des investisseurs pour ces fintechs. Spendesk vient ainsi de finaliser une levée de fonds de 8 millions d'euros pour accélérer le déploiement de sa solution dédiée à la gestion des dépenses en entreprise. La jeune pousse compte aujourd'hui 600 sociétés clientes, dont essentiellement des PME regroupant 50 à 400 salariés. En juin dernier, Payfit a bouclé un tour de table de 14 millions d'euros. La fintech a mis au point un langage informatique propriétaire pour mettre fin au casse-tête de la gestion des paies dans les petites et moyennes entreprises. Il y a six mois, elle revendiquait déjà 600 clients. Dans un autre domaine, celui du paiement, on peut également citer la levée de 2,5 millions d'euros de Smile & Pay qui propose des solutions d'encaissement par carte bancaire pour petites et moyennes entreprises. 

 

L'industrie voisine des insurtechs n'est pas en reste et connaît elle aussi une tendance similaire, avec le développement de pépites qui s'adressent spécifiquement à cette cible. C'est le cas, par exemple, de la nouvelle compagnie d'assurance Alan, ou encore d'Assurup et de +Simple.

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