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Quandela mise sur les photons uniques pour développer son ordinateur quantique

Quandela, jeune pousse francilienne, développe un ordinateur quantique photonique et assure avoir mis au point une technologie d'émission de photons uniques très efficace. Elle espère vendre entre 5 et 10 émetteur de photons uniques dans le courant de l'année.
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Quandela mise sur les photons uniques pour développer son ordinateur quantique
Quandela mise sur les photons uniques pour développer son ordinateur quantique

La start-up francilienne Quandela avance méthodiquement sur la piste de l’ordinateur quantique photonique. Fondée en 2017, elle a passé un cap mi-2020 avec Prometheus, un émetteur de photons uniques clés en main. "Nous devrions en vendre entre 5 et 10 en 2021 pour près de 1 million d’euros de chiffre d’affaires", estime Valérian Giesz, son PDG et cofondateur.

L’importance de Prometheus va cependant bien au-delà de ce marché. "Ce qui limite la possibilité de réaliser du calcul quantique avec un dispositif photonique, ce sont les pertes optiques – c’est-à-dire les photons perdus –, qui ont lieu principalement au niveau de l’émetteur. Or notre technologie d’émission de photons uniques est très efficace. C’est notre force, ce qui fonde nos ambitions dans le calcul", résume le PDG.

Une puce photonique pour 2022
Utilisant des « quantum dots », ou boîtes quantiques, nanostructures de semiconducteurs aux propriétés intermédiaires entre l’atome et le matériau massif, la technologie de Quandela atteint aujourd'hui près de 35 % d’efficacité. "Nous sommes partis de moins de 10 % et nous travaillons à aller au-delà de 65 %. Scientifiquement, rien ne nous empêche d’y arriver". Ce seuil de 65 % n’est pas anodin. "À partir de 2 photons sur 3 bien transmis, on sait que l’on peut commencer à implémenter des codes de correction d’erreurs cruciaux pour les calculs".

Après une levée de fonds de 1,5 million d’euros en 2020, Quandela compte lever 25 à 30 millions d’euros en 2021, et encore autant pour parvenir à l’horizon de cinq à six ans à un véritable calculateur optique, reconfigurable (donc polyvalent) et intégrant la correction d’erreurs. En attendant, fidèle à sa stratégie de briques technologiques modulaires, la start-up veut réaliser en 2021 un générateur de nombre aléatoires fondé sur l’intrication de plusieurs photons et, en 2022, une puce photonique capable de faire tourner certains algorithmes quantiques variationnels. Et qui sera candidat au Grand Défi Nisq prévu par le plan quantique français.

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