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Qui est LeCiseau.fr, cette start-up pour les coiffeurs fondée sur le yield management

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Après avoir levé 1 million d'euros, la start-up LeCiseau.fr se lance à Paris. Marketplace dédiée aux coiffeurs pour combler leurs créneaux vides, l'entreprise souhaite appliquer les principes du yield management à un secteur encore peu digitalisé.

Qui est LeCiseau.fr, cette start-up pour les coiffeurs fondée sur le yield management
L'équipe de LeCiseau et son cofondateur, Nael Hamameh, au centre. © LeCiseau.fr

LeCiseau.fr a annoncé le mardi 14 novembre 2017 son lancement à Paris. Cette start-up, qui veut remplir les salons de coiffure en heures creuses ou à la dernière minute, est déjà installée dans cinq villes françaises : Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Lyon et Saint-Etienne. Elle compte déjà 200 salons partenaires, dont 100 dans la capitale. C’est une année fructueuse pour l’entreprise : elle levait 1 million d’euros en juillet 2017.

 

Le yield management pour résoudre le problème du remplissage

LeCiseau.fr a été cofondé en octobre 2016 par Nael Hamameh (également cofondateur de l’agence You to You) et Jean de La Porte (ancien directeur général adjoint de De Fursac). L’idée d’une place de marché à destination des coiffeurs leur vient après une rencontre avec le coiffeur Jean Claude Aubry, qui gère quelques 150 salons en France. Il leur parle de sa problématique numéro 1 : le remplissage des salons. Selon LeCiseau.fr, le nombre de créneaux vides représente 30 à 40 % des cahiers.

 

“Le business model d’un salon est constitué à 90 % de charges fixes : en loyer et en salaires. Il va payer les mêmes charges que le salon soit plein ou vide”, explique Nael Hamameh. Bien connu des usagers des trains et des avions, le yield management consiste à pratiquer une tarification libre en fonction de divers paramètres, notamment la fréquentation. L'algorithme de LeCiseau.fr étudie l’offre et la demande et fait varier les prix pour emmener les gens dans des salons qui sont vides à certains moments. Pour l’instant, la méthode ne marche que dans un sens et propose forcément des tarifs préférentiels, à 50 % de ceux affichés affichés en vitrine.

 

Selon le site, ce service permet aux salons d’engranger plus de 10 000 euros par an de chiffre d’affaire additionnel. Les coiffeurs rejoignent gratuitement le catalogue et sans engagement, mais ils doivent accepter de proposer un service à moitié prix et de reverser 20% de leur prestation à LeCiseau.fr.

 

Un marché pas si restreint

Pour certains clients, le coiffeur est une personne de confiance, dont la qualité doit être mesurée au fil du temps et des coupes… "Notre cible c’est les 'célibataires' en coiffure. Il y a un million de recherche tous les mois sur 'cherche un coiffeur' sur Google. Ce sont des gens qui ont déménagé, qui n’ont pas de coiffeurs attitrés ou qui ne sont pas satisfaits du leur. Ca représente un énorme marché", analyse Nael Hamameh.

 

Avec une équipe de 14 personnes, LeCiseau.fr visite chaque salon catalogué pour présenter leur offre et vérifier qu’il n’y a pas de défaut d’hygiène. Les coiffeurs sont repertoriés en fonction des prestations qu’ils sont capables de réaliser et ils sont ensuite notés par les clients. A la manière d’Uber, les coiffeurs qui tombent en dessous d’un certain seuil sont exclus du catalogue.

"C’est un secteur qui n’est pas du tout digitalisé. On pense qu’avec notre approche digital, technologique et marketing, on peut aider ce marché à passer de 6 milliards à 10 milliards d’euros", projette Nael Hamameh.

 

 

Une application mobile dans les tiroirs

Par la suite, LeCiseau.fr aimerait pousser la personnalisation du service en agrégeant davantage de données, comme l’explique le fondateur : "On est en train de développer un CRM (customer relationship management) capillaire. L’idée c’est d’en savoir plus sur vos cheveux pour proposer des coiffeurs plus pertinents. Le coiffeur pourra faire des allers-retours avec vous et surtout se préparer à l’avance."

 

A l’avenir, la jeune pousse songe aussi à son expansion en Europe pour devenir le leader européen en son domaine. Dans les quelques mois qui viennent, le site devrait aussi lancer son application mobile. D’ici à 3 ans, l’entreprise vise 1 million d’utilisateurs et pourrait s’installer à Nantes, Lille, Strasbourg ou Marseille.

 

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