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Qui est Wiliot, cette pépite israélienne des capteurs sur laquelle parient Amazon, Samsung et Qualcomm ?

Wiliot, une pépite israélienne développant des capteurs sans fil et autonomes en énergie, vient de lever 30 millions de dollars. Parmi ses investisseurs figurent Amazon Web Services, Samsung et Qualcomm.

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Qui est Wiliot, cette pépite israélienne des capteurs sur laquelle parient Amazon, Samsung et Qualcomm ?
Etiquette Blutooth de Wiliot de la taille d'un timbre poste. © Wiliot

Wiliot sort de l’ombre. La pépite israélienne des capteurs sans fil et autonomes en énergie vient lever 30 millions de dollars. Le tour de table a été annoncé lors du NRF 2019, le salon de la distribution et du commerce qui se déroule à New York, aux Etats-Unis, du 13 au 15 janvier 2019. Parmi les investisseurs figurent trois géants mondiaux leaders chacun dans leur domaine : Amazon Web Services dans le cloud d’infrastructure, Samsung Electronics dans les semi-conducteurs et Qualcomm dans les puces mobiles.

 

Energie récoltée dans les ondes ambiantes

Créée en janvier 2017, cette start-up d'une vingtaine de personnes, dont le siège social se situe à San Diego, en Californie, et la base R&D à Caesarea en Israël, développe une étiquette électronique qui fait office de capteur sans fil Bluetooth. Dans un dispositif de la taille d’un timbre de Poste, elle intègre une antenne imprimée sur du papier ou du plastique et une puce basée sur la technologie de processeur ARM au cœur de presque tous les mobiles. Elle se destine à authentifier le produit sur lequel elle est collée et à en transmettre le numéro de série, le poids ou encore la température à tout équipement à proximité disposant de fonction de communication Bluetooth comme le smartphone.
 

La particularité de cette étiquette est de s’affranchir de la traditionnelle pile. Elle fonctionne avec de l’énergie récoltée dans les ondes radiofréquences ambiantes. Le mérite de Wiliot est d’avoir optimisé la conception de la puce pour en réduire la consommation de courant au maximum, rendant son fonctionnement avec le peu d’énergie ambiante possible. Wiliot affirme avoir réussi les premiers tests et promet de lancement de sa solution d’abord en échantillons en 2019 puis en volume en 2020.


"Nous pensons que les composants électroniques jetables basés sur des systèmes sans pile et à faible coût constituent la base des futurs systèmes de l’Internet des objets, affirme dans le communiqué Tal Tamir, PDG et cofondateur de la société. Nous sommes sur le point de changer radicalement la façon dont les produits sont fabriqués, distribués, vendus, utilisés et recyclés. Le recyclage d’ondes radio autour de nous pour alimenter des capteurs de la taille d'un autocollant offre aux consommateurs de nouvelles façons d'interagir avec des produits qui étaient auparavant impossibles. Les produits peuvent dire quand ils sont récupérés, communiquer leur température ou encore prévenir quand ils ont besoin d'être reconditionnés. Sans piles ni autres composants coûteux, les étiquettes ont une durée de vie illimitée. Elles peuvent être intégrées à des produits qu’il n’était pas auparavant envisageable de les connecter à l'Internet des objets."

 

Applications variées dans l'IoT

Les applications visées se situent dans les usines (suivi en temps réel de la fabrication des produits), la distribution (remplacement des étiquettes en papier sur les emballages des produits pour en faciliter la lecture sur mobiles), la maison (fourniture des instructions d’emploi de produits), les vêtements (fourniture à la machine à laver des paramètres optimums de lavage) ou encore la protection des objets de valeur.
 

L’intérêt d’Amazon Web Services se comprend par le potentiel de cette technologie dans l’Internet des objets et l’Edge Computing, domaines dont il veut faire le prolongement naturel de sa plateforme cloud. Samsung Electronics cherche à développer son activité de fonderie de semi-conducteurs, c’est-à-dire de fabrication de circuits intégrés électroniques pour d’autres, pour rattraper son retard sur le taïwanais TSMC. Il espère récupérer le contrat de fabrication de la puce de Wiliot, qui a vocation à rester une société "fabless", c’est-à-dire sans usine. Selon Wiliot, la puce a vocation à être déployée à des milliers de milliards d'exemplaires. Quant à Qualcomm, il voit dans cette solution un complément à son offre de circuits de connectivité sans fil qu’il propose aux mobiles mais qu’il veut étendre aux objets connectés.

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