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Qui pour mettre en œuvre le plan formation du Syntec Numérique ? 

Le Syntec Numérique présente aux pouvoirs publics un plan d’action pour la formation dans le numérique. Ce plan s’articule autour de cinq propositions visant à réduire à la fois le chômage et la pénurie de compétences dans le secteur. En ligne avec la vision de Michel Sapin, ministre du Travail, sur le sujet.

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Qui pour mettre en œuvre le plan formation du Syntec Numérique ?
Qui pour mettre en œuvre le plan formation du Syntec Numérique ?  © WELS.net - FlickR - CC

Le Syntec Numérique, le syndicat professionnel qui représente l’essentiel de l’industrie numérique en France, ne cesse de tirer la sonnette d’alarme sur les problèmes d’emploi et de formation, qui constituent un grand frein au développement du secteur. A l’occasion de ses vœux pour 2014, son président Guy Mamou-Mani ne s’est pas contenté de revenir sur la question. Il a aussi présenté son plan d’action aux pouvoirs publics. 

Ce plan a été élaboré par le Syntec Numérique en réponse à la demande du président de la République lors de son déjeuner de travail le 22 octobre 2013, à l’Elysée, avec les représentant de la filière numérique en France. Il s’articule autour de cinq propositions.

1 - Sensibliser toute la population

La première est de sensibiliser l’ensemble de la population aux technologies de l’information en incluant le numérique à tous les niveaux du système éducatif. " Le numérique doit être présent tout au long du cycle éducatif, depuis la maternelle jusqu’au doctorat ", précise Guy Mamou-Mani.

2 - Plus de diplômés pour la filière

La deuxième proposition concerne les filières d’enseignement supérieur de Bac+2 à Bac+5. Le Syntec Numérique propose d’augmenter le nombre de diplômés dans ces filières, sans préciser cependant de combien. "Il faut remplir les capacités disponibles de façon à résorber les besoins de recrutement du secteur, recommande le patron du syndicat. Car le problème de recrutement est une réalité à laquelle toutes les entreprises du numérique, de la petite start-up aux grandes ESN, sont aujourd’hui durement confrontées."

3 - Adapter les compétences des salariés

La troisième proposition vise les salariés des entreprises. L’objectif est de leur faciliter l’accès à la formation interne pour adapter leurs compétences autant à l’évolution technologique rapide du secteur qu’aux besoins mouvants de leurs employeurs.

4 - Former les chômeurs en fonction des offres d’emploi

La quatrième proposition s’intéresse aux chômeurs. Car oui, il existe un chômage croissant dans le numérique, et ce, en dépit de la pénurie de compétences sur le marché. Le Syntec Numérique reconnaît le problème et estime le nombre de demandeurs d’emploi dans le secteur à 38 000. "A l’heure où les entreprises peinent à recruter, ceci est intolérable, se révolte Guy Mamou-Mani. Il faut traiter les deux problèmes différemment mais au même temps." Il propose de s’inspirer de l’opération "Pen Breizh" pour former des jeunes chômeurs, sélectionnés par Pôle Emploi, en fonction des besoins spécifiques exprimés par des entreprises.

5 - Former les jeunes en décrochage scolaire aux métiers opérationnels du numérique

La cinquième proposition se penche sur le cas des 200 000 décrocheurs scolaires par an. En partenariat avec une grande banque, le Syntec Numérique veut monter des opérations qui consistent à aller chercher dans les banlieues et quartiers difficiles des jeunes en décrochage scolaire pour les former à des métiers opérationnels du numérique. "Nous savons que dans le numérique, beaucoup peuvent réussir sans le Bac ou diplôme d’ingénieur, explique Guy Mamou-Mani. Il suffit pour cela d’être motivé et d’être attiré par les technologies du numériques."

Le numérique au secours de l’emploi ? 

Il n’y a plus qu’à  les mettre en application. Plus facile à dire, qu’à faire. Même si certains points rejoignent les convictions du minsistre du Travail, Michel Sapin. Ce dernier est, lui aussi, persuadé que "les jeunes en rutpure" réprésentent un énorme potentiel et que "leur culture de la bidouille les rend plus proches des métiers numériques que des métiers manuels", a-t-il déclaré lors d’une conférence sur l’emploi numérique organisée par France digitale. Les services du ministre seraient en liaison avec la Web Académie. Michel Sapin est lui aussi persuadé que qu’il est possible de "transformer le temps des chômeurs en temps utile... pour acquérir compétences numériques".

Mais le ministre va plus loin que le Syntec Numérique. Il préconise d’anticiper l'émergence des métiers et compétences nécessaires demain, en s'appuyant sur un pool d'acteurs, pour ensuite formaliser le reférenciel de compétences et imaginer les chemins de conversion. Bref, pour une fois, prendre un temps d’avance. Et, à contre courant des idées noires sur l’emploi et le numérique le ministre en est persuadé :  "Le numérique est un élément décisif pour gagner bataille de l'emploi... et de l'inversion de la courbe ". .

Ridha Loukil avec Aurélie Barbaux

 

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