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Qui sont les utilisateurs de VTC en France en 5 chiffres clés

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Étude Où en est le développement des VTC et quel est le profil de leurs clients ? Une étude du cabinet 6-t réalisée pour l'Ademe fournit des éléments de réponse.

Qui sont les utilisateurs de VTC en France en 5 chiffres clés
Qui sont les utilisateurs de VTC en France en 5 chiffres clés © Allocab

Après avoir étudié en 2015 le profil des clients d'Uber – plutôt de jeunes urbains (mais le service UberPOP existait encore au moment de l'étude), attirés par la qualité de la prestation des chauffeurs VTC - le cabinet 6-t s'intéresse aux clients des applis de transport à la demande par VTC en général.

 

A la demande de l'Ademe, 6-t a élargi son spectre à deux autres entreprises, en plus d'Uber : Snapcar et Allocab. Le profil des  6626 répondants apparaît un peu différent : moins jeunes, plus diplômés (ce sont majoritairement des cadres et professions intellectuelles supérieures), plus motivés par le prix, la diversité des modes de paiement et la réduction du temps d'attente plutôt que par la quête de confort. Quelles sont les autres caractéristiques de cette clientèle friande de mobilité ? En voici quelques traits distinctifs en cinq chiffres clés.

 

1,5 million

Le nombre d'utilisateurs des services de VTC en France. 70% d'entre eux vivent en région parisienne, le reste dans les grandes agglomérations (et plutôt dans la ville-centre qu'en banlieue).

 

La moitié des clients utilisent les VTC pour leurs déplacements privés, 46% pour les trajets professionnels, 4% pour les deux.

 

4

C'est le nombre de jours par mois durant lesquels les clients font appel à des VTC, en moyenne. 73 % des usagers utilisent un service de VTC au moins une fois par mois et 35 % au moins une fois par semaine. Ils utilisent les taxis en moyenne 0,5 jour par mois seulement...

 

21 minutes

C'est la durée moyenne d'un trajet en VTC. Très proche de la moyenne des courses en taxi (22 minutes). Ils sont plutôt utilisés pour de déplacements de proximité, dans la commune de résidence des utilisateurs : la distance moyenne est de 9 km, contre 10 km pour le taxi. Plus étonnant : le coût moyen est de 20 euros, contre 22 euros pour le taxi. L'argument du prix pour privilégier le VTC n'est donc pas forcément justifié.

 

De 21 000 à 30 000

C'est l'estimation du nombre de voitures supprimées de la circulation en France grâce au recours aux VTC. 6-t a calculé le solde entre les voitures particulières supprimées grâce aux services de VTC et le nombre de VTC en circulation. Encore une goutte d'eau en comparaison des 32 millions de voitures particulières en circulation en France.

 

L’équipement automobile des usagers diminue de 5 % depuis leur adoption des services de VTC – en réalité 3% uniquement imputables aux VTC, et pas par d'autres causes, comme des déménagements. 4% du panel a renoncé à l'achat d'un scooter ou d'une moto.

 

9%

C'est la part de déplacements que les utilisateurs de VTC n'auraient pas pu effectuer si ce type d'offre n'existait pas, selon leurs déclarations. Ce sont principalement des sorties de nuit (60% des courses VTC ont lieu la nuit, contre 41% des courses en taxis). "12 % des déplacements réalisés entre 2h et 6h du matin n’auraient pas pu être réalisés avec un autre mode que les VTC, contre seulement 7 % des trajets réalisés entre 8h et 20h ; 11 % des trajets pour des sorties n’auraient pas pu être réalisés autrement qu’en VTC, contre seulement 5 % des déplacements vers ou depuis les gares et aéroports", explique l'étude.


Sans surprise, les principales victimes des VTC sont les taxis : leur taux d'utilisation chute chez les habitués des VTC. Le recours aux transports en commun diminue également, mais dans une moindre mesure. En revanche, les adeptes du VTC disent marcher un peu plus qu'avant !

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1 commentaire

Pseudo
30/06/2016 17h36 - Pseudo

Les VTC ont la vertu d avoir fait bouger les grands patrons des G7 Taxis Bleus ... Qui commencent à éduquer les chauffeurs et changer les véhicules (poubelles sur roues) Surtout ne pleurons pas sur les taxis parisiens qui perdent la valeur de leur licence, ce ne sont pas les chauffeurs qui sont propriétaires mais des patrons qui exploitent des chauffeurs Rien à voir avec les artisans taxi que nous trouvons en province

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