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Quirky, pionnier du crowdsourcing et des objets connectés, dépose le bilan

Bien que fortement soutenue par les investisseurs, la start-up Quirky, plate-forme pour inventeurs, n'a jamais trouvé son business model. Elle vient de se placer sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites aux Etats-Unis. De quoi lui donner un peu d'air vis-à-vis de ses créanciers.
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Quirky, pionnier du crowdsourcing et des objets connectés, dépose le bilan
Ben Kaufmann, fondateur de Quirky, lors de la manifestation LeWeb en 2012 © LeWeb

L'innovation participative ne fait pas (encore) recette. Le site américain Quirky, pionnier de ce mouvement, le constate douloureusement. Même si son concept de production collaborative a séduit les investisseurs, avec 185 millions de dollars levés depuis sa naissance en 2009 (notamment auprès de General Electric), il n'a jamais trouvé son modèle économique.

 

Résultat : la start-up a déposé le bilan le 22 septembre, se plaçant sous la protection de l'article 11 de la loi sur les faillites. Ce n'est pas une liquidation immédiate, mais on s'oriente vers une vente à la découpe de l'entreprise dans les soixante jours. L'entreprise Flextronics est d'ailleurs sur les rangs pour acquérir Wink, un système permettant de créer des interactions entre objets dans la smart home. Le reste de la marque pourrait également être cédé.

 

Une communauté fidèle, mais un échec commercial

 

En quelques années, la start-up est parvenue à réunir une communauté de plus d'un million de membres, inventeurs, partenaires industriels, makers, designers et clients potentiels, ayant mis en œuvre et testé plus de 280 000 projets : des chiffres qui pourraient convaincre un autre acteur de reprendre le flambeau.. même si fabrication crowdsourcée ne signifie pas forcément succès. En France, par exemple Auchan a longtemps été le partenaire exclusif de Quirky : l'enseigne avait lancé une gamme de produits co-élaborés avec ses clients. Devant l'échec commercial de l'initiative, la collaboration avait pris fin en 2014.

 

Il est rare que des entreprises ayant levé autant de fonds échouent à ce point, mais il y a quelques précédents, comme la liquidation de la start-up israélienne Better Place (et son système de batteries amovibles pour véhicules électriques), celle du constructeur d'auto électriques Code Automotive et l'échec de l'américain Fab, un site de e-commerce centré sur le design.

 

Seront-ils rejoints par d'autres acteurs du marché des objets connectés ? Certains géants du secteur tirent la langue, comme le spécialiste des bracelets connectés Jawbone.

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