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Rafi Haladjian, serial entrepreneur

Rafi Haladjian est nominé pour le prix du Boss Digital de l'année. Il a su initier ou réaliser la transformation numérique d'une entreprise. Son travail a eu un impact significatif sur le développement de celle-ci.

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Rafi Haladjian, serial entrepreneur
Rafi Haladjian, serial entrepreneur © Stephanie Jayet

Il se décrit comme un défricheur. Rafi Haladjian se dit mû par le goût de la découverte et l’envie de faire partie de l’histoire. Depuis les années 1980, il crée entreprise après entreprise pour démontrer l’intérêt de certaines technologies et leur impact sur la société.

Le Déclic

"A 20 ans, j'ai découvert la sémiologie et lu un livre fondateur : 'Le Choc du futur', d'Alvin Toffler, qui décrit le passage de l'ère industrielle à une nouvelle ère technologique."
Rafi Haladjian, PDG et fondateur de Sen.se
 

En 1994, il découvre le navigateur Mosaic et fonde l’un des premiers fournisseurs d’accès à internet, FranceNet. Il y a dix ans, il est intrigué par l’idée d’objet connecté. Il crée alors deux structures. Ozone pour couvrir Paris en Wi-Fi, et Violet qui conçoit le lapin Nabaztag, l’un des premiers objets communicants au monde.

Trop tôt, même s’il en vend 180 000… Rafi Haladjian poursuit aujourd’hui sa quête avec Sen.se, sa 17e structure. Il y développe une plate-forme ouverte pour objets connectés. "Le meilleur moyen de trouver la killer app, c’est d’en développer un très grand nombre", résume-t-il. Cette fois, il imagine des languettes qui s’apposent sur n’importe quel objet pour se connecter au web via le dispositif central, Mother. Pas de produit dédié à une fonction précise, mais des modules polyvalents et une plate-forme. Si le Nabaztag était un lapin, Mother, elle, est une matriochka : pour Rafi Haladjian, le design est essentiel.

"Il faut faire des choses marrantes avec des yeux et des oreilles", explique-t-il. Pour Sen.se, il s’appuie sur une équipe de développeurs internes et la communauté. Même si ceux qui l’ont côtoyé le décrivent comme peu expansif, son bureau est installé dans la même pièce que ses employés. Rafi Haladjian passe la moitié de son temps à Shenzhen. Vexé que trois usines françaises l’aient repoussé, il s’est tourné vers la Chine pour produire Mother. Il aime traîner dans "ces dizaines de centres-villes de la géante chinoise". Pour y dénicher son prochain projet ?

Emmanuelle Delsol

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